Afferro Mining Inc a annoncé la finalisation de son ‘‘deal’’ avec International Mining & Infrastructure Corporation plc (IMIC), groupe britannique,  par le biais d’un ‘’arrangement’’. Selon les termes de l’arrangement, IMIC, à travers sa filiale en propriété exclusive, Afferro Holdings Ltd , a acquis la totalité des actions ordinaires émises dans le capital de la Société.

On se rappelle qu’une assemblée générale des actionnaires de Afferro Mining, tenue le 16 septembre 2013 à Vancouver, au Canada, avait voté la décision de la vente de 100% des actions de ses actions, à la société britannique International Mining and Infrastructures Corporation (IMIC).

La vente porte sur un montant de 200 millions de dollars américains, apprend-on.

Conséquence directe de cette décision, le gisement de fer de Nkout, dans la région du Sud du Cameroun, mis en évidence par Caminex, une filiale d’Affero Mining, passe aussitôt aux mains de la Britannique IMIC.

Selon l’agence Ecofin, la société IMIC s’était déjà intéressée, dès décembre 2012, au développement du projet de fer de Nkout, et avait arraché, quelques mois plus tard, un accord de partenariat avec Affero Mining, pour une prise de participation dans ce projet, au détriment du groupe indien Jindal Steel Power Ltd.

IMIC, spécialisée dans l’exploitation du fer en Afrique, est une entreprise minière dirigée par le Mauritanien Ousmane Kane, ancien membre du Conseil d’administration d’Affero Mining, ancien directeur général de la Société nationale  industrielle et minière de Mauritanie (SNIM), ancien gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM), qui a également été ministre des Finances de son pays.

Avec un potentiel de 2 milliards de tonnes de fer extensible à 4 milliards de tonnes, selon CAMINEX qui l’a exploré, le gisement de fer de Nkout, situé à 27 Km de la localité de Djoum, est le plus important du Cameroun. Ceci, en comparaison avec le gisement de fer de Mballam, situé entre le Congo et le Cameroun, et dont le potentiel est estimé à 3 milliards de tonnes de fer.

Pour rappel, AIOG (African Iron Ore Group) est un partenaire de IMIC dans l’exploitation dans le business de Afferro Mining.

En Guinée, AIOG avait créé une joint-venture appelée IMG (Infrastructures Minières de Guinée) avec la Soguipami pour financer les infrastructures du Simandou. Selon ce deal, AIOG, assurait la mobilisation des 51% de la part de financement de l’Etat dans les Infrastructures de Simandou, sans garantie souveraine. Les experts pensaient à l’époque que c’était ‘‘une occasion rare qui obligeait Rio Tinto à mettre la main à la poche et commencer la réalisation du projet Simandou’’.

Entre temps, le mode d’investissement des infrastructures du Siamandou avait changé. Les deux parties (Guinée et Rio Tinto) ont opté pour un BOT sans la participation claire de l’Etat guinéen.

Ibrahima S. Traoré

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