Madame Mamakani Diallo, ancien haut fonctionnaire à la Banque Africaine de Développement (BAD), serait l’ex épouse du président Alpha Condé. Depuis sa nomination, ce 6 mai, à la Présidence, comme conseillère économique principale avec rang de Ministre, dans de nombreux sites internet et sur les réseaux sociaux, on crie au scandale. Alpha Condé aurait donc commis tous les péchés d’Israël en procédant à cette nomination.

Ceux qui condamnent cette nomination ont tendance à dénier toute ambition légale à une personne qui épouse une personne ambitieuse. Est-ce un délit d’être « femme de », « ex de », « frère de » ou « fils de» ? La question fondamentale à notre avis est : a-t-on nommé une personne parce que « ex » ou parce qu’elle mérite d’être nommée parce que compétente, jouissant de ses droits ?  Un ex de la BAD ne mérite-t-il pas un poste de Conseiller à la Présidence ?

Ne pas nommer une personne à un poste de responsabilité sous prétexte d’être proche d’un dirigeant n’est ni plus ni moins qu’une exclusion qu’on n’a pas voulu agréer en France en nommant Ségolène Royal, une « ex » de Hollande à la tête du stratégique ministère l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

Ibrahima S. Traoré

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