Thierno Madjou Sow, OGDH

On entendrait les mouches voler et plusieurs anges passeront, tellement le silence des organisations de défense des droits de l’Homme est troublant depuis l’annonce d’une probable alliance entre l’UFDG de Mamadou Cellou Dalein Diallo et les FPDD de Moussa Dadis Camara.

En réaction à ce silence troublant, un observateur particulièrement inspiré réagissait en ces termes : « Où sont les acteurs de pottal fibantal Fouta Djallon qui ont inondé les institutions diplomatiques et internationales de mémorandums quand il a été dit que Alpha a parlé de laisser le dossier du 28 septembre ? Où sont les responsables de l’association des victimes du 28 septembre qui ont emboité le pas de pottal ? Où sont les ONG de défense des droits de l’homme ? On a tout compris des motivations de toutes ces organisations qui ne sont que des structures de l’Ufdg et qui se taisent sur des choses qui arrangent leur ethnie. On a compris qu’ils ne se battent pas pour des valeurs, pour des principes encore moins pour la défense des droits de l’Homme. Ce qui est sûr, Dadis a réussi son coup pour montrer que l’acharnement contre lui par les ONG de défense des droits de l’Homme n’est que politique. Il vient d’être blanchi par ceux qui se sentent éternellement victimes. Maintenant, ils seront étonnés de la suite des évènements avant les élections. BRAVO DADIS pour ce jeu ! ». Chercher Thierno Madjou Sow (président de l’OGDH) en ce moment, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Que pense-t-il d’une probable alliance entre Cellou et Dadis, lui qui ne rêve (ou rêvait) que de bouffer du capitaine. L’homme s’est exprimé dès l’annonce de la candidature de Dadis Camara et a fustigé celle-ci qui pour lui, est une insulte aux victimes du 28 septembre : « Le retour de Dadis Camara dans le jeu politique est une insulte faite aux victimes du massacre du stade du 28 septembre 2009 et au peuple de Guinée dans son ensemble ». Ça, c’était Thierno Madjou Sow, le 20 mai 2015, lors d’une conférence de presse tenue pour fustiger la candidature de Moussa Dadis Camara. Il a élevé le ton dès l’annonce de la candidature de Dadis et la boucle soigneusement depuis le communique conjoint de l’UFDG et des FPDD annonçant des concertations pour une alliance. Monsieur Sow, l’alliance entre Cellou et Dadis n’est-elle pas elle une ‘’insulte faite vaux victimes du 28 septembre’’ ? Et ça se dit défenseur des droits de l’Homme ! Mon œil, ouais ! Thierno Madjou Sow qui estimait hier que « lorsqu’il était au pouvoir, Dadis Camara a violé chacun des dix engagements pour les droits humains et une élection présidentielle apaisée », pense peut-être aujourd’hui qu’il s’était peut-être trompé dans son jugement, autrement l’on ne comprendrait pas son silence actuel. Evidemment, il ne peut pas se mettre contre son mentor (Cellou Dalein Diallo) qui l’a envoyé pour des soins en Allemagne lorsqu’il avait eu un petit bobo dans le corps. Le même Cellou Dalein Diallo a remis, le 23 juillet 2014, la somme de 30.000 dollars à la famille de Thierno Madjou Sow pour mieux l’assister dans son traitement. Cela, c’est ce qui est officiel. On ne connait pas la nature des autres soutiens de l’UFDG en l’endroit du ‘’Connor MacLeod’’ national. Ceci expliquant cela, le président de l’Organisation guinéenne des droits de l’Homme, ne pouvait que fermer son clapet face à l’alliance jugée immorale entre Cellou et Dadis. Il devient dès lors clair que l’OGDH est un appendice de l’UFDG et de ce fait perd aujourd’hui toute crédibilité et n’est plus habilitée à parler au non des droits de l’Homme mais des droits de l’UFDG qui, comme on le voit, sont divers et ondoyants, c’est selon.

C’est le cas également de la tonitruante présidente de l’Association des victimes, parents et amis du massacre du 28 septembre (AVIPA), Asmaou Baldé, qui estimait ce même 20 mai 2015 que « la candidature de Dadis à la présidentielle du 11 octobre devrait accélérer l’inculpation de l’ex-Chef de la junte militaire, Moussa Dadis Camara, poursuivit par la justice dans son rôle au massacre du 28 septembre 2009. Ce que nous attendons désormais, c’est qu’il soit formellement mis en cause par la justice, et qu’il réponde de ses actes devant un jury populaire aux côtés des treize autres personnes déjà mises en cause dans l’affaire du 28 septembre 2009 ». Depuis l’annonce de l’Alliance, c’est désormais motus et bouche cousue. Sacrée Asmaou, elle a déjà oublié « les157 opposants tués par les forces de l’ordre et des éléments de la garde présidentielle, plus d’un millier de blessés et des dizaines de femmes violées publiquement ». La morale agonise vraiment en Guinée.

Dr. Adama Camara

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