CENI/Le combat inutile du RPG (éditorial)

Le RPG, bien que forcé par son champion le président Condé, en acceptant que son commissaire décédé, Yaya Kane, soit remplacé par un membre de l’opposition, avait fait preuve d’une grandeur d’âme.   Mais le parti s’est vite retrouvé au raz des pâquerettes quand il récuse l’ancienne ministre d’Alpha Condé, Ramatoulaye Bah, choisie par l’opposition. L’accusation contre la dame est aussi puérile que légère : elle garderait contre le parti une haine viscérale et pourrait polluer la bonne atmosphère au sein de la Céni.

Mais diantre ! Cette dame sera-t-elle la seule à ne pas aimer le parti au pouvoir au sein de la Céni ? Et puis qu’on se le tienne pour dit : est-on obligé d’aimer un parti politique qu’on n’aime pas, fut-il celui au pouvoir ?

En un mot ou en mille, le RPG en s’opposant à la candidature de dame Ramatoulaye ouvre un front inutile qu’il perdra sûrement parce que l’opposition fera de son acceptation au sein de la Ceni un baroud d’honneur. Et donc ne lâchera pas prise. Mieux, il donne un pouvoir extraordinaire sans le dire à l’ancienne ministre qui ne sera qu’une commissaire. Et pas plus.

Et…question : Les dénigrements d’un membre de la Ceni ont-ils jamais fait perdre un candidat ? D’ailleurs la Ceni n’est pas un conglomérat de sorciers qui peuvent faire changer une donne électorale. A moins de favoriser la fraude. Et contre celle-ci, des mesures draconiennes ont été prises. Que je sache.

Ibrahima S. Traoré

 

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