Alpha Condé a été déclaré vainqueur de la dernière présidentielle par la Cour constitutionnelle. Ce qui confirme les résultats de la Commission électorale nationale indépendante. Si la réélection d’Alpha Condé a été tacitement reconnue par Sidya Touré, deuxième homme fort de l’opposition, qui, en se rendant à Sékhoutoureya a discuté de future gouvernance avec le président ; cependant le premier opposant de celui-ci lui a juré de ne jamais reconnaitre sa réélection.

Parce qu’il ne voudrait pas donner « une caution morale » à une élection qu’il a perdue dès le premier tour. Récemment d’ailleurs, ses militants venus de « l’axe » l’ont encouragé dans ce sens. Question : quelle est la conséquence d’une telle attitude ? Reconnaitre l’élection de son adversaire politique relève juste de la symbolique, de l’élégance, de la maturité politique.

Ne pas le faire pourrait être vu comme un acte de mauvaise foi, surtout quand on a dû mal à étayer ses griefs contre une élection qui, sans nul doute, n’est pas parfaite -c’est une œuvre humaine-, mais qui n’est non plus pas la pire de l’histoire. D’ailleurs un confrère sénégalais qui, apparemment ne porte pas Alpha Condé dans son cœur, me confiait aux lendemains de cette élection, qu’elle est nettement meilleure à celle de 2010. Et dire que celle-ci est la première guinéenne reconnue démocratique par la communauté internationale !

Revenons à Cellou Dalein, le chef de file de l’opposition, qui a juré de ne pas reconnaitre les résultats de l’élection avant même qu’elle ne se tienne ; à plus forte raison de féliciter le vainqueur de cette élection, comme s’il était obligé…

Ibrahima S. Traoré

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