L’Assemblée nationale a formellement ouvert, depuis le 7 octobre dernier, la session budgétaire.  Mais elle ne siège pas faute de « projet de lois de finances initiales » que devait lui déposer le gouvernement. En réalité la politique avait pris le dessus sur tout avant la présidentielle. La majorité des cadres étaient « sur le terrain ». Le hic est que l’administration continue d’être paralysée à près d’un mois après cette présidentielle qui a donné une nouvelle chance au président sortant. Attend-on l’investiture du président et la formation d’un nouveau gouvernement avant de faire bouger le pays ? Ce qui serait catastrophique pour le développement d’un pays  pour qui chaque heure de perdue constitue une éternité. Alpha Condé a l’avantage d’être un président sortant. S’il veut être efficace, il n’a pas à attendre une investiture ou une autre parade pour faire fonctionner le pays, ou former un gouvernement. Alassane Ouattara, président ivoirien, n’a-t-il pas été investi, dès le lendemain de la confirmation de sa réélection par la Cour Suprême ? On me rétorquera qu’en Guinée, la Cour Constitutionnelle a déclaré Alpha Condé président pour la période de 21 décembre 2015 au 21 décembre 2020. Mais avant le 21 décembre n’est-il pas le président ? Autant alors agir maintenant et confirmer ou infirmer les décisions juste après l’investiture. En effet, Alpha Condé n’est pas obligé d’attendre son investiture

Il faut dire que l’attentisme actuel n’est pas de bon augure. Cette attitude du président sortant réélu est déroutante. La Guinée a besoin d’un signal fort dès maintenant, qui donne le ton pour le nouveau quinquennat dont tout le monde rêve qu’il soit une réussite. Ne dit-on pas que la bonne sauce se sent à son odeur? Alors, président, il est temps de débloquer le pays si vous voulez gagner le pari que les Guinéens souhaitent que vous réussissiez.

Ibrahima S. Traoré

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