Sékou Beka Bangoura, ancien membre du bureau politique national du Parti de l’unité et du progrès (PUP), et membre actuel du bureau politique du Parti de l’espoir et du développement national (PEDN).

Bonjour  Monsieur Bangoura. Le président Alpha Condé vient de gracier Bah Oury et 170 autres  personnes, dont des prisonniers politiques et des prisonniers  de droit commun. Quelle sont vos impressions ?

Sékou Beka Bangoura : Elle est forte, elle est humaine, j’encourage le professeur Alpha Condé d’aller plus loin pour encore mieux faire. La majorité des Guinéens vient de lui renouveler sa confiance. Cette confiance doit être la nouvelle arme pour la conquête de nos valeurs humaines guinéennes en déperdition. Quand on parle de la valeur, on parle de l’homme. Il faut qu’il amène tout le monde dans la discipline, il faut qu’il assure la sécurité de tout le monde, la justice pour tout le monde, il n’y a pas deux Guinéens, il n’y a pas trois Guinéens, il n’y a qu’un Guinéen.

Pensez vous que cela va dans le cadre de la réconciliation nationale ?

On peut  dire ça, mais avant la réconciliation, il faut redonner à l’individu sa liberté. C’est une question de  droit de l’homme. Moi mon attitude peut m’amener à commettre des fautes, ces fautes là sont à redresser parce qu’on ne doit pas être un animal en divagation. Il ya le respect  des valeurs. En politique personne n’a raison, seul Dieu est vérité. Si tu te bases sur la politique pour tuer quelqu’un, Dieu t’attend, parce que dans la politique chacun vise son intérêt. On peut dire que l’acte tend vers la réconciliation nationale. Ce que je lui demande c’est d’aller plus loin, qu’il accepte de corriger les erreurs passées. Il faut qu’il aille jusqu’au bout, il a réussi à gracier ceux qui sont supposés, ayant pris part à un complot, jugés et condamnés. Si on les ramène pourquoi ne pas aller jusqu’au bout. C’est cas par exemple Mandian Sidibé c’est un jeune, il avait la folie de la jeunesse, de débordement de la jeunesse, c’est propre à chacun. C’est l’affirmation qui s’affirme, le fait d’avoir passé en dehors de son pays quelques années, c’est une sanction. Donc le ramener, c’est réhabiliter un homme qui ne fera plus la même bêtise. Donc moi je pense qu’il est bon, utile qu’on n’oublie pas ce jeune. Oui !  La réconciliation nationale est importante. Mais d’abord il faut être libre, c’est les hommes libres qu’on réconcilie. Je répète qu’il faut que le professeur accepte d’aller plus loin, la Guinée repose sur quatre régions naturelles. Ce n’est pas la volonté de l’homme mais de Dieu, il ne faut pas chercher à réconcilier un Barry et un Bangoura. C’est peu par rapport à mettre les quatre lieux de la Guinée à les consolider, pour davantage supporter le poids national, redonner à chaque région naturelle sa vigueur, sa vitalité dans la compréhension, dans l’analyse, des faits réjouissants quotidiennement. C’est ce que nous demandons au chef.

Que pensez-vous du rapprochement entre l’UFR et le RPG ?

Je prends acte, j’apprécie. Si avant ils étaient opposés politiquement, c’est normal. Monsieur le journaliste en vous,  il y a contradiction parce qu’il y a le plus(+) et le moins(-),  en vous les deux s’attirent. Les deux leaders et les militants savent pourquoi ils se sont rapprochés. Nous, nous prenons acte et on salue, parce que s’ils se tiraient dessus, ce qui est plus grave mais ils se rassemblent.  Ça  veut dire qu’ils veulent améliorer une stratégie, améliorer les outils de travails, les instruments pour un meilleur accès au développement rapide, pour être plus forts.

Quelle appréciation faites-vous de la gestion du professeur Alpha Condé durant son premier mandat ?

Il était à son premier test. J’avoue que le professeur Alpha Condé n’a jamais  travaillé pour la fonction publique. C’est sa première fois d’être à la fonction publique, à ce niveau-là. Donc les premiers pas ont dû être douloureux. Mais les seconds pas qui viendront vont s’améliorer parce qu’on aura suffisamment tiré des leçons. Ce qu’il a été lors de son premier mandat, il ne le sera pas aujourd’hui. Il y aura  une qualification.

Votre mot de la fin !

Ce que je demande au professeur, qu’il reste Guinéen. En restant Guinéen, il aura la sensibilité guinéenne, en restant Guinéen, il aura pitié de son semblable guinéen. En restant guinéen il aura la grandeur du Guinéen. Il faut qu’il cherche à être au-dessus des autres c’est ça.

Entretien réalisé par Alpha Amadou Diallo  pour Le Démocrate, partenaire de guinee7.com

 

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