Les jeunes du quartier Bonfi-Routière, dans la commune de Matam à Conakry étaient en colère, jeudi, 10 mars 2016, très tôt le matin, devant l’Ambassade de Russie en République de Guinée communément appelée «Petit Moscou» contre, dit-on, des agents de cette mission diplomatique, a suivi l’AGP.

Les jeunes manifestants de Bonfi-Routière accusent ces agents «d’obstruction de route pour piétons».

A 4heures TU ce jeudi, deux éléments de l’Ambassade de Russie, accompagnés par une équipe de la Police nationale guinéenne, avaient déjà commencé à placer des dalle pour bloquer le passage des piétons aux alentours de l’Ambassade.

Ainsi, dès 6 heures ce matin, les citoyens ont manifesté leur colère contre cet acte par les jets de pierres dans la cour de cette représentation diplomatique en Guinée.

Pour disperser les jeunes manifestants, les agents de la Police guinéenne ont
tirés des gaz lacrymogènes et procédé à l’interpellation de certains jeunes.
Interrogés, des habitants du quartier Bonfi-Routière ont fait savoir, que «cette partie de la route est restreinte, donc bloquer le passage des piétons peut provoquer des accidents de la circulation, parce que ces derniers sont obligés de marcher sur la route. Une ruelle d’à peine 5m».

Le chef de quartier de Bonfi-Routière, Facinet Doss Bangoura donne sa version des faits: «Ce n’est pas la première fois que ce problème se passe ici. Je me rappelle, un ministre de l’ex-gouvernement avait effectué le déplacement sur les lieux pour dire de laisser la Russie sécuriser son Ambassade. Mais ce n’était pas de la manière. Ils sont là depuis l’Indépendance, et ils n’ont jamais eu de problèmes avec les citoyens d’ici. Nous avons dit qu’ils peuvent sécuriser leur Ambassade sans causer de problèmes, mais de laisser cette partie, parce que la route est restreinte. Donc, en barrant le passage des piétons, cela va provoquer forcement des accidents de la circulation à ce niveau. Alors, à notre grande surprise ce jeudi à 5heures le matin, j’ai reçu un appel me disant qu’il y a un problème dans un des secteurs du quartier. Et quand je suis venu sur les lieux, je me suis adressé au capitaine de l’équipe de la Police sur place, en lui disant qu’ils ne peuvent pas mener une opération dans mon quartier sans m’informer. Ce capitaine m’a dit que la Police est une institution, donc ils ont reçu un ordre qu’ils sont en train d’exécuter. Donc je me suis retourné vers la population pour la demander de laisser la police faire son travail, après nous, nous allons essayer de rencontrer nos chefs hiérarchiques pour leur expliquer la situation».

Source : AGP

 

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