Le coordonnateur national adjoint du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) en République de Guinée depuis février 2012, est Dr Timothée Guilavogui. Il a accordé, mardi, 15 mars 2016, un entretien au correspondant communal de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) à Dixinn (Conakry), sur la riposte contre le paludisme dans le pays. Lisez !

Quelle est la mission du PNLP en Guinée ?

Dr Timothée Guilavogui : La mission principale du PNLP en Guinée est de coordonner tout ce qui est activité de lutte contre le paludisme dans le pays.

De votre nomination à nos jours, quelle est la politique mise en place pour l’atteinte de vos objectifs ?

Un programme national est l’organe qui gère la maladie au niveau du pays. Ce qui veut dire, que nous avons développé une Politique nationale de riposte contre le paludisme et un plan stratégique qui couvre la période quinquennale de 2013 à 2017. Dans la politique, vous avez la vision globale du pays en matière de lutte contre le paludisme.

Il y a les stratégies de prévention contre le paludisme, par exemple la prévention individuelle et la prévention collective. L’une des stratégies de prévention est l’utilisation des moustiquaires, la prévention chez les femmes enceinte à travers les consultations prénatales, la prise de certains médicaments pour protéger les grossesses contre le paludisme.

La stratégie de prise en charge des malades est dans la vision du PNLP en Guinée, c’est-à-dire les molécules autorisées dans le pays pour le traitement du paludisme. Et ces molécules sont déjà validées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En matière de lutte anti-vectorielle, il y a les insecticides à utiliser pour les pulvérisations intra-vectorielles.

Pourquoi le paludisme cause assez de décès en Guinée?

La prévalence de la maladie du palu n’est pas trop élevée dans la capitale Conakry. Elle est à 30% par rapport à l’intérieur du pays. Les prévalences les plus élevées sont à l’intérieur du pays comme dans la Région Administrative (RA) de Faranah, où elle est à 66%. Tout le monde est vulnérable au paludisme, mais les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les plus vulnérables.

Plus de 80% des décès chez les enfants de moins de 5 ans sont causés par le paludisme. La raison est que les enfants de moins de 5 ans n’ont pas la capacité de résister aux moustiques. Alors, le parasite du paludisme, qui est le plasmodium, est très néfaste chez les enfants et leur cause la perte de connaissance. Puisqu’il s’attaque aux globules rouges chez les personnes. C’est ce qui fait que les enfants sont plus victimes par rapport aux personnes âgées.

Quelles sont les mesures prises par le PNLP pour palier à ce phénomène en Guinée ? 

Pour diminuer, voir annuler complètement les décès liés au paludisme, il faut soutenir toutes les stratégies de lutte contre le paludisme dans le pays. Il faut que les gens acceptent de dormir sous moustiquaires. En 2013, nous avons distribué les moustiquaires imprégnés dans tous les ménages. À Conakry, on avait distribué peu et beaucoup à l’intérieur du pays, dont 02 à 03 moustiquaires par foyer.

Cette année 2016, nous allons distribuer encore les moustiquaires. Car c’est renouvelable à chaque 3 ans. Ces moustiquaires coûtent très chers. Ils ne sont pas moins de 5 à 6 dollars par unité. Nous demandons aux bénéficiaires de prendre soin de ces moustiquaires, en les utilisant. Mais aussi, aller dans les Centres de Santé (CS) pour les traitements précoces. Car, le premier signe du paludisme, c’est la fièvre.

Il faut également que l’Etat guinéen accepte de contribuer à la lutte contre le paludisme dans le pays, en finançant. Puisqu’aujourd’hui, son financement vient de l’extérieur.

Source: AGP

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