Afin de dresser son rapport de l’ensemble des activités menées pendant l’année précédence et faire un amendement sur le budget alloué pour son fonctionnement en 2017, le Fonds d’entretien routier (FER) a tenu, ce mercredi 15 février 2017, sous la présidence d’honneur de la ministre des Travaux publics, Oumou Camara, la vingt-sixième session ordinaire de son conseil d’administration (CA), dans un complexe hôtelier de la place. L’honneur est revenu au président du CA du FER, Mamadou Bobo Diallo, qui dans son discours s’est félicité de la forte présence des cadres à cette session ordinaire et a adressé ‘’ses salutations au président de la République, Pr Alpha Condé.’’

Mamadou Bobo Diallo
Mamadou Bobo Diallo, président du CA

Le budget s’équilibre en recettes et en dépenses à environ 279 milliards 168 millions GNF

S’agissant de l’état de notre réseau routier, Mamadou Bobo Diallo reconnait que ‘’ l’année 2016 a été marquée par une situation qu’on qualifierait de catastrophique, s’agissant du trafic sur nos routes. En effet, il faut reconnaître que celle-ci ne répond plus aux normes requises, créant ainsi un mécontentement des usagers. Il est donc impérieux pour nous de trouver une solution idoine à cet épineux problème ‘’, dit-il, avant de rassurer : ‘’ j’ose croire que le budget portant sur l’exercice 2017 qui nous est soumis prend en compte les exigences et l’urgence de cette situation. Et le projet de budget 2017, soumis à notre appréciation par la direction générale du Fonds d’entretien routier, est bâti sur la base des ressources escomptées et ne tient pas compte du gap. Ce budget s’équilibre en recettes et en dépenses à environ 279 milliards 168 millions GNF. Comme pour les exercices précédents, ce budget est essentiellement financé par la redevance d’entretien routier et reste largement en deçà des besoins ‘’, a souligné Mamadou Bobo Diallo. ‘’Cette session ordinaire du conseil d’administration va nous permettre de commencer à avoir de l’espoir. Puisqu’on a élevé la redevance sur l’entretien routier, cela pourra nous permettre de redoubler les ressources antérieures. Mais cela ne suffit pas, vu qu’il représente 30 pour cent de nos besoins réels ‘’, note-t-il.

Mme Oumou Camara (à gauche), ministre des Travaux publics
Mme Oumou Camara (à gauche), ministre des Travaux publics

Présente à cette première session ordinaire du CA du Fonds d’entretien routier, la ministre des Travaux publics a, elle aussi, mis l’occasion à profit pour adresser sa reconnaissances au ‘’ président de la République, Pr Alpha Condé, pour l’effort inlassable qu’il est en train de poser dans le sous-secteur routier depuis son accession au pouvoir’’

Parlant de ladite session, Oumou Camara a manifesté son inquiétude en ces termes : ‘’Ce premier conseil d’administration de 2017 se tient dans un contexte particulier, avec de nombreux défis à relever, compte tenu des contraintes liées à l’entretien routier en Guinée. C’est pourquoi nous n’avons pas tardé à renouveler le conseil dans l’espoir d’amorcer une nouvelle dynamique, conformément à la politique du gouvernement, pour faire face aux exigences du moment.’’ Plus loin, elle ajoute que ‘’ malgré l’importance et l’urgence des actions à mener dans le secteur routier pour apporter satisfaction aux populations guinéennes, vous ne devrez pas perdre de vue les limites du cadrage budgétaire défini dans ce présent projet de budget 2017.’’ Elle conclue par : ‘’ Les attentes du gouvernement ne seront pas déçues en matière d’amélioration du document final du budget 2017, car toutes les observations soulevées par les membres du conseil d’administration devront être prises en compte. ‘’

Quid des perspectives de cette session ? ‘’Le réseau routier est complètement dégradé. Mais cette année, des efforts sont en train d’être fournis pour fortement améliorer le niveau de service de nos différents réseaux ; que ce soit à Conakry ainsi qu’à l’intérieur du pays. Désormais, plus on avance, plus il y aura des améliorations sachant que l’espoir est là. Il y a des financements qui arrivent un peu partout de l’extérieur. Aussi, la confiance des bailleurs de fonds qui entrent dans le secteur au fur et à mesure, comme par exemple le financement de la Banque islamique de développement qui va faire la route Dabola-Kouroussa. Nous avons aussi le Fonds koweitien qui va faire le reste du tronçon entre Guéckédou et Macenta. Sans oublier la Banque africaine de développement qui financera la route Coyah-Farémoriah. Et nous sommes en train de préparer pour le Fonds  le 11ème FED ‘’, a annoncé Oumou Camara, ministre des Travaux publics.

FER

notre intervention a eu lieu sur l’ensemble du réseau national

Interrogé en marge de ladite rencontre sur les actions menées en 2016, Souleymane Traoré, directeur général du Fonds d’entretien routier, confiera de son côté : ‘’je puis vous dire que notre intervention a eu lieu sur l’ensemble du réseau national, entre autres les pistes rurales que nous avons financées ; des routes communales et communautaires ainsi que les routes nationales.  Vous voyez déjà les interventions dans les voiries de Conakry. Avec les moyens à notre disposition, tout le monde est unanime qu’ils sont insuffisants, mais avons pu quand même réaliser l’ensemble des objectifs qui nous ont été fixés ‘’, déclare-t-il.

Au terme de la rencontre, les membres ont porté une observation sur l’amendement du budget 2017.

Ismaël Sylla pour Guinee7.com

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