Il est connu de tous, que toute évolution dans une société est le fruit de la lutte des classes. En guinée, cette lutte des classes a été portée au fil des temps par plusieurs formes, quelques fois par la société civile qui englobe les syndicats même si ce concept n’est pas compris par beaucoup, mais dans l’air contemporain, par les syndicats (D’une manière spécifique).

Qu’il me soit permis de commencer cette réflexion par quelques notions juridiques afin d’éclairer les lecteurs sans vouloir faire un cours magistral.
En effet, Le code de travail Guinéen en son article 322.1 définit le syndicat comme étant un regroupement professionnel des salariés. Mais le lexique des termes juridiques est beaucoup plus clair qui définit le syndicat comme un groupement constitué par des personnes exerçant une même profession ou des professions connexes ou similaires pour l’étude et la défense des droits ainsi que les intérêts matériels et moraux, tant collectifs qu’individuels des personnes visées par les statuts.

Depuis maintenant trois semaines presque, nous assistons à un triste spectacle, un bras de fer engagé entre le gouvernement et les syndicats du secteur éducatif qui a donné lieu à la fermeture de toutes les écoles du pays au grand dam de l’avenir du pays .

Il faut rappeler qu’en Guinée, la grève est un droit constitutionnel, elle est définie selon les dispositions de l’article 431.1 du Code de travail comme étant la cassation collective et complète du travail par les salariés pour faire aboutir leurs revendications professionnelles. L’exercice de ce droit est soumis à un préavis et il fait l’objet de certaines limitations.

Cependant, l’évolution des choses est de nature à inquiéter les citoyens que nous sommes. Sans faire référence au contenu de la plate-forme revendicative des syndicats, ni faire référence aux explications des ministres passés à la télévision Nationale ;il me semble qu’il y a un profond malaise dans ce gouvernement qui se traduit par l’attitude des Ministres en charge du secteur éducatif. Leur incapacité, leur bêtise et leur incompétence avérée dans la gestion de cette crise sociale et tant d’autres.

Ce qui est le plus terrorisant et révoltant, c’est la sourde oreille que fait le gouvernement qui ne semble pas prêt à satisfaire les revendications légitimes de nos héros enseignants ; en dépit de tous les dommages que cela cause aux enfants du pays qui n’ont pas les moyens d’aller étudier dans les grandes écoles à l’extérieur comme le font les leurs.

Combien de victimes faut-il attendre avant que le gouvernement ne se décide à prendre le taureau par les cornes !!

Si le vase déborde, les laves déferlantes peuvent embarrasser toute la société qui se décidera alors par solidarité à manifester leur soutien aux enseignants.

Ce serait donc dommage qu’un État choisisse l’arme du silence, du mépris et de l’arrogance pour compromettre et hypothéqué l’avenir de toute une génération et étouffer les justes revendications des fonctionnaires qui ne cherchent que l’amélioration des de leurs conditions de vie et de travaille.

Le gouvernement doit changer de stratégie dans sa façon de gérer les grèves pour qu’enfin, le bout du tunnel soit trouvé.

En définitive, les élèves doivent impuissamment attendre encore à la maison, car après la fameuse rencontre d’hier avec le « FAMA » celui qui est le seul et unique décideur du Pays, la grève continue toujours, c’est la montagne qui a accouchée d’une souris. C’est donc que le feu n’est pas encore éteint et qu’il couve. Le pire est à craindre si rien n’est fait et le Peuple tiendra chacun pour responsable à la hauteur du contrat social.

DORAH ABOUBACAR KOITA
JURISTE D’AFFAIRES ET ACTIVISTE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE GUINÉENNE.
00224-628020209
Aboukoita@gmail.com

Print Friendly

Commentaires

commentaires

Pub Appli guinee7 Long

1 commentaire

LAISSER UN COMMENTAIRE