Alors que le gouvernement s’active à trouver des solutions aux problèmes des travailleurs, des manifestations sauvages ont causé ce lundi d’énormes dégâts.

La lutte pour ‘’l’amélioration des conditions de vie des travailleurs’’ a vraiment le dos large. Au nom de cette antienne, des vandales saccagent des biens publics et privés, molestant au passage d’innocents passants, pendant que des politiciens en panne d’imagination et cloîtrés dans leurs salons glosent sur les conséquences «désastreuses» (sic) de la politique gouvernementale sur la vie des citoyens. Dans le deuxième cas (celui des politiciens) on peut dire que c’est de bonne guerre si tant est qu’ils jouent leur rôle, même si c’est maladroitement, aucune proposition pour régler le problème n’étant venue d’eux. Par contre, on ne peut donner un blanc-seing aux syndicats qui sont censés lutter pour améliorer les conditions de vie des travailleurs. Or, toutes les mesures prises par le gouvernement tendent vers cet objectif, avec la satisfaction de 99% des points de revendication.

Une politique qui entraîne un manque à gagner pour le gouvernement ce qui devrait lui valoir le soutien de tous, plutôt que cette volée de bois vert qui s’abat sur lui. Du coup, on se prend à chercher les causes de cet acharnement ailleurs, ce qui nous amène de plain-pied dans ce qu’il faut qualifier d’anarcho-syndicalisme. Entendez le syndicalisme qui «déborde» de ses objectifs initiaux pour investir le champ politique. Le ton est donné lorsque nos pseudo-syndicalistes affirment que «la grève ne sera jamais levée sans la satisfaction totale des points de revendication».

Le lien subjectif qui doit «féconder» les conditions objectives pour entraîner la révolution est ainsi fait. Il ne reste plus qu’à pousser «l’armée des exploités» dans la rue pour espérer un «déclic» de l’armée face à la chienlit qui s’instaurera ainsi progressivement. Un schéma classique qui a déstabilisé bien de régimes africains, avec des morts à la clé, et, le lourd contentieux politique et des droits humains que cette manière de dévolution du pouvoir entraîne.
Des conséquences fâcheuses dont nos syndicalistes manipulés par des politiciens n’ont apparemment pas cure, obnubilés qu’ils sont par le désir de voir chuter un régime qu’ils ne finissent pas de détester à cause des succès qu’il engrange.

Est-ce pour autant qu’ils doivent prendre la paix sociale en otage, en risquant cette aventure grosse de dangers ? En tous les cas, ils gagneraient à vite réviser leur méthode, d’autant que l’actuel gouvernement a toujours fait montre de disponibilité et d’écoute à leur égard. Pour preuve, le dialogue social a permis de régler nombre de points de revendication contenus dans leur plate-forme.

Alors, les citoyens qui sont les premiers bénéficiaires de la politique du gouvernement se doivent d’assumer le rôle de «veilleurs» de la démocratie traditionnellement dévolue aux syndicalistes. Cela éviterait les casses et les pillages engendrés par les manifestations car, nul ne nous convaincra que la grève des syndicats n’est pas infiltrée. Elie Kamano qui avait promis de damer le macadam l’a compris. Il reste à souhaiter que nos syndicalistes aient la même grandeur d’esprit pour éviter les dérapages. Mais comme le problème est ailleurs nul doute que cet acte séditieux trouvera la réponse appropriée.

Docteur Aboubacar Sangaré

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  1. la guinee on se pas la on va àllez maintenant sera grave sur la Guinée sa ce honte sa va passer on né derrière dieux On demande dieux de nous aidé insah allah dieux est grands

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