Antonio n’a pas que des avions moches, son associé serait ‘‘un mercenaire...

Antonio n’a pas que des avions moches, son associé serait ‘‘un mercenaire dans le ciel’’

Antonio Souaré et son associé au lancement de Guinea Arlines

La compagnie aérienne Guinea Airlines de Antonio Souaré a présenté samedi 25 février dernier, deux avions qui voleront bientôt au départ de Conakry. Nous avons voulu savoir un peu plus sur l’âge, l’origine, le contrôle technique, bref la fiabilité de ces avions. Mais comme une consigne, point d’informations officielles partout où nous sommes passés. Nous nous sommes alors approchés de quelques connaisseurs du domaine. Les deux avions que beaucoup jugent moches aux enseignes ringardes sont un Embraer ERJ145 de 50 sièges et un ATR 72-500 de 64 sièges. Ils seraient âgés de plus de 20 ans et auraient été immatriculés en Slovénie. Les ATR sont une construction franco-italienne réservée pour des vols régionaux. Et pas donc pour de longs trajets.

‘‘Mais l’âge n’est pas un handicap en soi, si l’avion est suivi dans le cadre des révisions capitales qui se font en fonction du nombre d’heures de vol ou du calendrier selon le type d’avion. Cette révision consiste à remettre à neuf certaines parties vitales de l’avion. C’est très cher et certains y font abstraction. Il s’agit d’y veiller rigoureusement’’, nous enseigne un professionnel du domaine qui est tout de même incapable de nous dire si les deux avions de Guinea Airlines ont leurs carnets de contrôle technique à jour.

Et quand nous rappelons l’UTA, cet avion mal suivi techniquement, qui a tué notamment de nombreux Guinéens à Cotonou, il y a quelques années, notre interlocuteur nous lance:  »Ne pensez jamais à l’horreur. Que Dieu nous en garde!. »

Sur le site officiel de Regourd Aviation de Alain Regourd, l’associé de Antonio Souaré, il est mentionné que le groupe ‘‘coordonne aujourd’hui l’entretien et la maintenance de ses avions’’. Cette communication officielle suffit-elle pour rassurer quant à la fiabilité des avions ? A bien lire l’article publié ci-dessous, on est en droit de répondre par la négative.

Guinea-airlines
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Alain Regourd, un mercenaire dans le ciel de la sous-région 

Au regard de ce qui se passe au Gabon, nous avons été amenés à nous intéresser à ce que fait Alain Regourd au Congo où ce monsieur atypique possède deux compagnies aériennes au Congo : Equajet basée à Brazzaville, et Equaflight Services à Pointe Noire.

En étudiant ces deux compagnies, les caractéristiques principales apparentes sont des cadres expatriés ayant tous les avantages, des emplois de second rang et salaires de misère pour les congolais, aucun projet de développement à même de soutenir les plans de développement du Président de la République, etc.

En plus de 10 ans de présence au Congo, quelle est la contribution d’Alain Regourd à travers ses deux compagnies au développement du pays ? Rien. La preuve : aucun avion immatriculé au Congo, aucun pilote ou mécanicien congolais formé, aucune participation active au désenclavement du pays comme le font les autres compagnies congolaises, aucun investissement digne de ce nom réalisé en propre (bâtiment, hangar, etc.).
Un audit sérieux de l’autorité aéronautique prouvera que les compagnies Equajet et Equaflight Services ne sont pas aux normes : le nombre d’avions en liste de flotte sur les CTA est insuffisant, les responsables désignés en nombre suffisant. Sans compter que les responsables désignés sont les mêmes que dans les compagnies Equa2C d’Alain Regourd au Cameroun.

En fouillant un peu plus, les révélations faites par certaines personnes dignes de foi sont choquantes et rappellent ce contre quoi s’est insurgé Alfred Pierre Etouké au Gabon : transactions illicites entre les deux compagnies, principalement Equaflight Services et le Gabon, transactions illicites entre les deux compagnies et le Cameroun, fausses déclarations de résultats, fraude douanière, travail dissimulé par l’emploi des cadres expatriés à travers une société de portage basée dans un paradis fiscal, etc.
Le DG congolais de la compagnie Equajet ne serait plus en odeur de sainteté auprès d’Alain Regourd parce que les avions volent moins et l’argent devant remonter systématiquement à Paris se fait rare.
Les tarifs d’Alain Regourd sont si élevés que les clients préfèrent s’adresser aux prestataires extérieurs.

ALAIN REGOURD AU CAMEROUN
Au Cameroun, le sulfureux businessman est administrateur unique de la compagnie aérienne EQUA2C basée à Douala.

En étudiant cette compagnie, les caractéristiques principales apparentes sont :
Cadres expatriés ayant tous les avantages. Lesdits cadres expatriés sont les mêmes employés au Congo. Ce qui est illégal. Les cadres devant être résidents, emplois de second rang et salaires de misère pour les camerounais. Les employés n’auraient pas de contrats et ne seraient pas déclarés, aucun projet de développement à même de soutenir les plans de développement du Président de la République. La desserte promît des lignes intérieures comme Yaoundé – Douala – Bafoussam est toujours attendue…

En plus de 2 ans de présence au Cameroun, la contribution d’Alain Regourd à travers sa compagnie est nulle, au regard du potentiel social et économique du pays.
Aucun pilote ou mécanicien camerounais n’a été, en effet, formé ou embauché. Inadmissible quand on sait le nombre de pilotes et mécaniciens camerounais disponibles. Aucune ligne régulière desservie pour participer activement au désenclavement du pays comme promis pour obtenir les autorisations nécessaires. Aucun investissement digne de ce nom réalisé en propre (bâtiment, hangar, etc.), mais licenciement récent du DG camerounais. Un blanc a été nommé à sa place.

Un audit sérieux de l’autorité aéronautique, là aussi, prouvera que la compagnie EQUA2C n’est pas aux normes. Comme au Congo, le nombre d’avions en liste de flotte sur le CTA est insuffisant, les responsables désignés ne sont pas en nombre suffisant et ne sont pas résidents, les responsables désignés sont les mêmes que dans les compagnies d’Alain Regourd au Congo, etc.

Les révélations faites par certaines personnes dignes de foi sont choquantes et rappellent ce contre quoi s’est insurgé Alfred Pierre ETOUKE au Gabon :

* Transactions illicites entre le Cameroun et le Tchad. Les recettes réalisées au Tchad pour la mise à disposition du DO 228 à une compagnie tchadienne sont payées directement à Paris au lieu d’être domiciliées et déclarées au Cameroun.

* Transactions illicites entre le Cameroun et la RDC. Les recettes réalisées au en RDC pour les affrètements sur Matadi sont payées directement à Paris au lieu d’être domiciliées et déclarées au Cameroun.

* Transactions illicites entre EQUA2C et les compagnies de droit congolais, appartenant à Alain Regourd. Des sommes d’argent en liquide circuleraient hors des circuits bancaires officiels.

* Fausses déclarations de résultats. Ce qui est normal, si les recettes réalisées à l’extérieur sont dissimulées.

* Fraude douanière. Certaines importations de EQUA2C ne seraient pas déclarées à la douane.

* Travail dissimulé par l’emploi des cadres expatriés à travers une société de portage basée dans un paradis fiscal. Ces expatriés n’ont pas de contrats locaux et ne paient donc pas de taxes. Ce qui est illégal.

* Des vols suspects auraient été réalisés de nuit entre le Tchad et un pays d’Afrique de l’ouest via l’aéroport de Douala. Les employés de EQUA2C n’étaient pas informés et étaient surpris que l’assistance de leur avion soit faite par une autre société prévenue pour la circonstance. Que transportait l’avion en ces temps de menace terroriste ?

S’attendant à une réaction virulente du DG camerounais licencié, Alain Regourd se serait allié à un homme politique pour jouir de la protection de ce dernier. Ce sera forcément sa prochaine victime.

Dans sa bataille au Gabon contre Alfred Pierre ETOUKE, Alain Regourd traite ce dernier de « VOLEUR CAMEROUNAIS ». S’il en a après les camerounais, que fait-il au Cameroun ?
Selon diverses sources, Alain Regourd serait à l’origine de l’arrêt de la desserte du Cameroun par la compagnie AFRIC AVIATION à laquelle il reste pourtant associé. Il aurait donné le « gombo » à certaines personnes pour poser des actes amenant les passagers à aller vers la concurrence. Longues immobilisations de l’aéronef avec passagers à bord lors de contrôles intempestifs aux aéroports de Douala et Yaoundé, allusions diffamatoires devant les passagers sur la conformité de l’aéronef, etc.

ALAIN REGOURD, ÇÀ VA MAL.
De sources dignes de foi, ça va mal pour Alain Regourd. Les indicateurs de toutes ses compagnies sont au rouge et il lui faut trouver de l’argent rapidement. Ce serait une des raisons de son acharnement à liquider Alfred Pierre ETOUKE pour faire main basse sur les recettes d’AFRIC AVIATION.

La gestion des recettes d’AFRIC AVIATION rapportait un max à Alain Regourd à travers ses détournements au détriment de cette compagnie qui était devenue sa vache à lait. Ce sont en effet les recettes d’AFRIC AVIATION qui lui permettait de renflouer ses autres sociétés.
Depuis qu’Alain Regourd n’a plus le contrôle des recettes d’AFRIC AVIATION, sa situation financière n’a cessé de se détériorer.

En France
Regourd Aviation qui n’a aucune activité réelle ne compte principalement que sur les recettes réalisées en Afrique à travers ses participations et filiales. L’activité de ces filiales étant au plus bas, Regourd Aviation bas de l’aile.
Les avions sortis de la flotte d’AFRIC AVIATION depuis fin 2013 sont au sol à Dinard parce qu’Alain Regourd ne trouve pas preneur. L’état technique des avions est douteux et ses prix de location ou de vente sont jugés exorbitants. De nombreux employés ont été licenciés.
La société de maintenance rachetée il y a quelques temps n’a aucune activité réelle et se limite à l’entretien des avions du groupe Regourd.

Au Gabon
Les projets de création de compagnies devant se substituer à AFRIC AVIATION connaissent des revers. Le projet de création de la compagnie OGOOUE AIRLINES n’a pas abouti. Le projet de création de la compagnie EQUAFLY GABON piétine.
Les tentatives de reprise de contrôle d’AFRIC AVIATION sont vouées à l’échec. Avec ou sans Alfred Pierre ETOUKE, le personnel et les syndicats qui ont clairement pris position contre Alain Regourd ne laisseront pas faire.

Au Congo
La compagnie EQUAJET basée à Brazzaville est l’ombre d’elle-même.
Son client principal s’est doté de sa propre flotte pour faire des économies substantielles, il se dit dans les milieux bien informés que les plus hautes autorités se sont rendus compte du manque de sérieux et de la cupidité morbide d’Alain Regourd.
La concurrence de compagnies offrant de meilleures conditions d’affrètement s’est développée. Du personnel a été licencié.
La compagnie EQUAFLIGHT SERVICES basée à Pointe noire est l’ombre d’elle-même. Les contrats pétroliers sont allés à la concurrence qui fait mieux. Il ne reste qu’un seul avion en service et l’activité principale est réduite à la desserte régulière de Port-Gentil au Gabon. Les prix ont été revus à la baisse pour maintenir une clientèle qui elle aussi va à la concurrence. Du personnel a été licencié.

Au Cameroun
La compagnie EQUA2C n’a pratiquement pas d’activité au Cameroun. Le seul avion DO 228 figurant sur le CTA vole principalement au Tchad pour la compagnie RJM. Les recettes réalisées sont payées directement en France au lieu du Cameroun. Les responsables désignés sont les mêmes qu’on retrouve au Congo.
La compagnie EQUA2C a déjà maille à partir avec les administrations camerounaises :
* L’administration du travail demande de régulariser la situation des employés ne répondant pas aux exigences légales.
* L’autorité aéronautique s’impatiente de voir la compagnie ouvrir des lignes régulières comme promis par Alain Regourd pour avoir le CTA.

En RDC
La compagnie EQUA2R n’existe que de nom, c’est une société écran qui n’a aucune activité réelle. Pas de personnel règlementaire en poste en RDC, les avions proposés sont ceux volant au Congo. Les tentatives de partenariat avec d’autres transporteurs en RDC sont des échecs.

En Slovénie
La compagnie AERO4M initialement dédiée à la maintenance s’est lancée dans le transport de passagers. En fait, l’activité transport de cette société n’est que celle des filiales d’Alain Regourd.
L’activité réelle d’AERO4M est d’héberger sur son CTA les avions mis à la disposition des compagnies appartenant à Alain Regourd. Pourquoi ne l’avoir pas fait à travers Regourd Aviation? Parce que :
* Regourd Aviation n’a pas la capacité de répondre aux exigences spécifiques de l’Aviation civile française ;
* Regourd Aviation a pour pratique de multiplier les sociétés écrans permettant de dissimuler les recettes et de tromper l’administration fiscale.
Derrière ses airs suffisants, Alain Regourd va très mal. Les filiales ne sont plus que des coquilles vides qu’il faut renflouer rapidement. Et pour cela, il compte sur les recettes d’AFRIC AVIATION qu’il espère à nouveau détourner en liquidant Alfred Pierre ETOUKE.

Source: pressegabon

Dossier de Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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2 COMMENTAIRES

  1. C’est une bonne idee de poser des questions quant a la fiabilite de ces avions, car il s’agit de transport aerien avec des etres humains. Nous esperons que les techniciens viendront donner leur part de verite pour que tout le monde soit rassure.

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