Depuis la formation du Gouvernement actuel, l’ambition première du Président de la République et de son Premier Ministre est de faire de la Guinée un pays à revenu intermédiaire à l’horizon 2035. Relever ce défi exige des réformes tant dans tous les domaines de la vie économique et sociale. La promotion de la transparence budgétaire, c’est-à-dire la mise à la disposition du public d’informations claires et simples en matière de préparation, d’exécution, de contrôle et de contenu des budgets de l’Etat et de ses démembrements (Communes et Etablissements Publics Administratifs) est l’une de ces réformes indispensables à l’émergence future de la Guinée. Cette transparence oblige, en effet, les décideurs à agir avec responsabilité et facilite l’acceptation des autres réformes par les populations.

La perception citoyenne des politiques publiques dépend dans une large mesure de la transparence dans la gestion des affaires publiques. La transparence budgétaire est à la fois un objectif de société pour les démocraties et une condition d’efficacité des politiques publiques. Elle consiste à ouvrir le processus budgétaire aux citoyens par la mise à disposition d’informations crédibles et vérifiables. Cet effort requiert également la participation des citoyens dans l’élaboration et l’exécution du budget puisque l’accès aux données sur les recettes publiques et leur utilisation ne peuvent que consolider leur capacité et renforcer leur citoyenneté.

L’information du citoyen sur la façon dont sont gérés les deniers publics doit donc être perçue comme une manière de consolider l’État de droit et de renforcer la justice économique et sociale. C’est à la fois une exigence démocratique et une forme de bonne gestion.

Ainsi, depuis l’adoption de la Loi de Finances Initiales 2017, le Ministère du Budget s’attèle à faire de cette vision une réalité. En plus de l’engagement qu’a pris ce Ministère de tenir dorénavant informés les citoyens des subventions que l’Etat alloue aux collectivités locales, par la publication systématique des opérations de transfert, le Ministère entend également porter à la connaissance des citoyens les reversements effectués par la Direction Nationale des Impôts au titre de la Contribution Foncière Unique (CFU) et de la Taxe Unique sur les Véhicules (TUV), qui sont à la fois des impôts d’Etat et des impôts locaux.

Par ailleurs, le Ministère vient de publier le tout premier guide du citoyen sur la loi de finances. Ce document simplifie et facilite la compréhension d’informations relatives à l’exécution du budget national dans le seul but d’éclairer la lanterne du citoyen ordinaire.

Les avantages de la transparence budgétaire sont multiples et divers. Ils sont surtout d’ordre social et économique :

  • Sur le plan social, la transparence budgétaire lève le voile sur les actions publiques entreprises par le Gouvernement et laisse place aux critiques et aux analyses indépendantes des citoyens. Elle leur permet de suivre et de veiller à la gestion correcte des subventions allouées à leurs localités respectives ; et de dénoncer les mauvaises pratiques au sein des administrations publiques locales et déconcentrées. Elle permet également de réorienter les allocations à d’autres secteurs parfois à la demande de la population mais également de faire des réajustements budgétaires si besoin est.
  • Sur le plan économique, la transparence budgétaire s’accompagne d’un accroissement des revenus de l’Etat et du développement d’un secteur privé solide et compétitif. Autrement dit, les citoyens seront plus disposés à s’acquitter de leurs obligations fiscales s’ils sont assurés que l’argent public est bien dépensé. C’est en ce sens que la volonté première des initiateurs de la réforme garde tout son intérêt ; celui de procéder à une simplification du circuit de transfert des ressources publiques vers les collectivités déconcentrées et décentralisés afin de maximiser les bénéfices des ressources publiques qui arrivent dans les communautés et en améliorer l’impact.

En somme, la transparence budgétaire constitue une condition essentielle pour la participation effective du citoyen au débat public et à la responsabilisation des gouvernants. Cette nouvelle façon d’envisager la gestion des affaires publiques est déjà en pratique dans beaucoup de pays africains et non-africains. Ses retombées sont positives à tous égards. C’est pourquoi, Dr Mohamed Lamine DOUMBOUYA et les services de son Département entendent faire en sorte que notre pays soit aussi un modèle en matière de transparence budgétaire car, in fine, le meilleur moyen d’intensifier les dynamiques économiques locales et de contribuer efficacement au bien-être des populations, c’est la transparence dans la gestion des deniers publics.

La Cellule de Communication et des Relations Extérieures

Ministère du Budget

 

 

 

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