L’Union des forces républicaines a tenu son assemblée générale hebdomadaire, samedi 15 avril 2017 à son siège de Matam. Présidant ladite rencontre, Bakary Goyo Zoumanigui, premier vice-président du parti, s’est prononcé sur l’immigration clandestine inscrit parmi les principaux points du jour.

Le premier vice-président de l’Union des forces républicaines, Bakary Goyo Zoumanigui sait pertinemment que nombreux sont des Africains qui ont trouvé la mort sur les côtes libyennes en voulant rallier l’Europe. Il en révèle un cas. ‘’Je connais le cas d’une fille qui a été forcée par sa maman de tenter l’aventure, elle a essayé et elle est morte. Elle s’est noyée avec un groupe de gens et quand on a exposé les corps on a su à travers ses papiers qu’elle était une Guinéenne. Et depuis la Lybie son nom s’affichait sur Facebook. Et moi je connais sa famille, sa maman est malheureuse aujourd’hui. Parce qu’elle pensait que sa fille allait retrouver du bonheur là-bas mais tel n’est pas le cas’’, a-t-il raconté avant de lancer un appel à l’endroit de la jeunesse de réfléchir mille fois avant de se lancer dans une aventure à l’issue incertaine.

‘’N’écoutez pas les chants de sirène. Il y a des jeunes qui quittent ici, ils arrivent en Europe mais qui tirent le diable par sa queue. Ils vous envoient des messages pour dire qu’ils vivent bien dans leur pays d’accueil alors que c’est faux. Je connais des gens qui souffrent là-bas. Mais dès qu’ils disent à leurs camarades qu’ils vivent bien en Europe, ceux-là croient en cela et ils tentent d’y aller. Il y’en a qui arrivent, après ils veulent se retourner chez eux mais ils ne peuvent plus. Parce qu’ils n’ont pas les moyens. Parce qu’on ne peut pas quitter l’Europe pour venir clandestinement en Afrique, ce n’est pas possible’’, a-t-il souligné.

Après dix années passées en Allemagne, le député sait de quoi il parle. ‘‘D’aucuns pensent que l’Europe c’est le paradis. Je dis-moi que c’est Dieu qui l’a créé, personne ne sait ce que sait. Moi, j’ai eu la chance d’étudier en Allemagne fédérale. En tant qu’étudiant, j’ai eu des moments très difficiles. Il est arrivé des moments, on vivait de sardines et de pommes de terre. Soit une boite de sardine, on fait bouillir la pomme de terre qu’on écrase et c’est ce qu’on mange. Pourtant on était boursiers de l’Etat’’, a-t-il raconté.

Ismaël Sylla pour Guinee7, com

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