Le journaliste français Jean Miot est décédé dans la nuit du lundi 17 à mardi 18 avril dernier, dans sa maison de Saint-Denis-de-Jouhet, dans son Berry natal, d’un arrêt cardiaque à l’âge de 77 ans. Il était considéré comme l’un des derniers barons de la presse française. Ancien directeur du Figaro et de l’AFP, il a été pendant plus de cinquante ans une figure importante du personnel médiatique français (le PAF), notamment au sein du groupe Hersant où il est resté pendant trente ans et a gravi tous les échelons, de localier à directeur en passant par rédacteur en chef.

« Monsieur Miot », comme nous aimions l’appeler, nous l’avons connu ici en Guinée, à la faveur du journal « Le Nimba », dont il a été le conseiller de la rédaction, à son lancement et pendant près de trois ans. Tout le monde a salué la naissance de cet hebdomadaire, qui paraissait au tout début avec plus de trente pages, entièrement en couleurs et avec des articles pas très longs, mais informatifs. C’est la marque de Jean Miot, qui tenait à faire un journal qui n’a rien à envier aux plus grands tabloïds d’Afrique voire du monde.

Avec un style bien à lui, nœud papillon, cigare ou pipe en bouche, ce Français bien en chair et aux airs d’aristo forçait le respect. C’est avec tristesse que nous avons appris la disparition de Monsieur Miot et nous tenions à lui rendre cet hommage, au nom de tous nos compagnons qui nous ont accompagnés dans l’aventure du Nimba qui aujourd’hui, a lui aussi disparu du paysage médiatique guinéen. Je pense particulièrement aux journalistes Abdoulaye Sankara, Mamadou Dian Pounthioun Diallo, Monique Curtis, aux monteurs Emmanuel et Sidibé, à l’administrateur Keita Matrahi et j’en oublie même certainement… Ça été un honneur de travailler avec Jean Miot. Que son âme repose en paix.

Daouda Tamsir Niane

Journaliste, ancien directeur de la publication du Nimba

 

 

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