La salle de conférence du ministère des Mines et de la Géologie a accueilli ce mercredi 21 juin, une séance de présentation sur l’avancement du projet AMTEC (Automotive Manufacturing Technical Education Collaborative) qui,  grâce à la recherche géophysique permettra à la Guinée d’avoir des informations détaillées sur la disposition de l’ensemble de ses ressources naturelles dans la perspective d’une diversification de la production minière et d’une promotion de l’investissement.

Le Chef de cabinet du ministère des Mines, M. Sékou Ahmed Keita, expliquant le contexte de ce projet, a rappelé : “ Ce projet est d’une importance capitale. Il a commencé au début des années 80, mais c’est tout récemment avec la volonté du chef de l’Etat que le projet a été relancé. Ce projet concerne plusieurs départements. C’est un projet de recherche géophysique à 1/100 000 ème, qui nous permettra une connaissance approfondie du territoire, d’en connaitre les limites. Il nous permettra d’attirer des investisseurs dans la mesure où le coût des recherches et projets dans la phase de recherche va être considérablement réduit. “

“C’est pour cela j’ai invité les participants à s’impliquer dès le début, jusqu’à la fin pour qu’on s’en approprie, pour mieux connaitre nos données géophysique“, justifie-t-il.

M. Simon Tattersall, directeur du projet qu’il connait depuis 2004, explique que ‘‘la géophysique permet de regarder ce qui est sous la surface de la terre, de pénétrer la surface de la terre, c’est très important puisque la richesse se trouve en sous-sol. Ce qui est également important pour nous ce n’est pas seulement de livrer les cartes ou un beau rapport qui explique les endroits cibles trouvés par la géophysique, mais de créer des bases de données qui permettent de manipuler les données de façon numérique. Par exemple, on peut avoir des informations sur mesure sur les zones qu’on veut et pas sur le voisinage. S’il y a un investisseur qui est intéressé par un endroit, on peut créer une carte dédiée à cet endroit. Les données ont une utilité plus importante qu’une simple carte. Tous les départements ont besoin de géographique pour mieux gérer et optimiser le développement du pays“.

Il précise par ailleurs que “le travail a déjà démarré puisque le parti géophysique et toutes les données numériques sont déjà faites, la seule chose qu’il faut qu’on fasse, c’est de diffuser des informations après avoir corrigé la cartographie. Puisque c’est un support qui doit être précis ; mais cette partie est finie. Toutes les données brutes de la partie cartographie sont déjà achetées et livrées chez nous. Nous avons commencé la numérisation et ça va finir en 2018. Mais on va faire des livraisons intermédiaires, on va livrer les cartes officiellement en 6 mois, mais nous allons essayer de raccourcir éventuellement en quatre mois. On va livrer un premier service de carte topographique et les cartes spatiales de numérisation du terrain, donc tout cela va être livré dans les mois qui suivent. Mais le but c’est de finir ce projet entier avant la fin de 2018. “

D’autres ministères comme les travaux publics, l’agriculture, les trasports, sont aussi intéressés par les données géophysiques.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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