Corruption. L’Etat ouest-africain veut se constituer en partie plaignante dans la procédure contre le milliardaire à Genève. Feu vert de la justice.

Revers en justice pour BSGR et ses proches dans l’affaire Steinmetz. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de Genève a rejeté un recours émanant de trois personnes – Beny Steinmetz, Frédéric Cilins et Sandra Merloni-Horemans – soupçonnées par la justice genevoise d’avoir triché dans l’obtention de gisements de fer en Guinée il y a quelques années.

Toutes trois avaient recouru auprès de la Chambre pénale des recours contre une décision du Ministère public rendue en mars. L’instance judiciaire avait alors accepté une demande de la Guinée, qui voulait se constituer partie plaignante dans la procédure.

Recours au Tribunal fédéral

Dans un arrêt signé le 23 mai, la chambre pénale de recours rejette donc la demande des prévenus et confirme sa décision de mars. Ces derniers ont fait recours auprès du Tribunal fédéral.

La justice genevoise a ouvert en 2013, suite à une commission rogatoire guinéenne, une procédure pénale pour corruption d’agents publics étrangers contre les trois prévenus en relation avec l’attribution entre 2006 et 2010 de droits miniers au sud de la Guinée, dans les montagnes de Simandou, à une firme gérée depuis Genève, BSGR. Conakry veut faire partie de la procédure car elle se dit lésée par les prévenus. Ils auraient, à ses yeux, usé «de pactes corruptifs» pour obtenir les gisements sur son territoire.

Procès en vue

La Chambre pénale de recours estime qu’un Etat peut être lésé par des opérations de corruption et que la Guinée remplit les conditions pour se constituer partie plaignante. La procédure pourrait aboutir à un procès avant la fin de l’année.
Les montagnes de Simandou, qui étaient convoitées par BSGR, abriteraient des gisements de fer d’une valeur de mille milliards de dollars. Il s’agirait des plus grosses réserves de fer non exploitées au monde.

Source: 24heures

Commentaires

commentaires

Pub Appli guinee7 Long

LAISSER UN COMMENTAIRE