Ancien ministre de la Justice sous feu Général Lansana Conté et ancien facilitateur du dialogue politique inter guinéen, Dr Salifou Sylla est parmi les rares personnalités du pays à ne pas utiliser la langue de bois quand elles dépeignent l’univers sociopolitique guinéen. Et dans cet entretien accordé à nos confrères de Lynx FM, cet universitaire qui a largement contribué à la qualification du système judiciaire de notre pays, déplore que la Guinée continue de tourner en rond, par la faute de la mauvaise gouvernance. Décryptage…

les lois ne sont pas appliquées, on gouverne le pays comme un mécanisme informel;

on se fonde sur ce qu’on appelle ici les dialogues, les accords politiques

Dr Salifou Sylla bonjour. Quel regard portez-vous sur la situation politique actuelle du pays?

C’est un regard très critique parce que j’ai l’impression que ce pays souffre profondément  d’une absence de gouvernance et d’application de la loi. Le problème fondamental qui se pose actuellement en Guinée, c’est qu’on a mis de côté l’application des règles juridiques, la constitution n’est pas appliquée, les lois ne sont pas appliquées, on gouverne le pays comme un mécanisme informel, c’est-à-dire que voilà, il y a des règles qui régissent un Etat, règle constitutionnelle, règle législative, les règles réglementaires, mais quand nous mettons tout ça de côté et qu’on se fonde sur ce qu’on appelle ici les dialogues, les accords politiques, on ne peut pas substituer ce qu’on appelle dialogue, consensus aux règles de gestion d’un Etat.

Un Etat c’est d’abord l’application des lois. État de droit signifie que tout le monde est soumis aux lois, aucune personne quelle que soit la fonction qu’elle occupe dans l’Etat ne peut se soustraire à l’application du droit. C’est  ça l’Etat de droit et cet Etat de droit ne prévaut pas actuellement en Guinée.

A qui la faute à votre avis?

A ceux qui dirigent, à ceux qui refusent de se voir appliquer la loi, à ceux qui estiment que le fait d’occuper une certaine fonction les met à l’abri d’obéissance à la loi. Quand nous sommes dans une telle situation, nous ne sommes plus dans un Etat. Ici vous allez entendre dire, on va signer un accord politique, nous sommes en train de discuter,  comité de suivi, vous avez vu un Etat qui est devenu de cette manière-là, s’il y a des dialogues c’est simplement pour venir compléter un peu le droit mais un Etat,  la substance d’un Etat c’est le respect du droit. Un pays où le droit n’est pas respecté, il n’y a pas d’Etat dans ce pays-là et nous sommes dans cette situation ici.

Est-ce qu’alors on peut pointer du doigt la défaillance des institutions?

Il y a un problème qu’on pose ici, j’entends même dire, il n’y a pas de constitution légitime ici. Mais si la constitution actuelle n’est pas légitime, toutes les institutions qui ont été mises en place sur la base de cette constitution, sont des institutions illégitimes : Exécutif, législatif, Cour constitutionnelle. Quand la source de votre pouvoir est illégitime, la logique voudrait dire que  le pouvoir que vous exercez est également illégitime.

Alors quand on dit que c’est illégitime, est-ce que ce n’est pas parce que ce n’est pas le peuple qui l’a votée par référendum cette constitution?

Je vais vous dire une chose, un étudiant de première année de droit, je dis bien première année de droit qui n’est pas professeur hein, il sait que le mode d’adoption des constitutions ce n’est pas seulement les référendums, le référendum n’est qu’un des modes d’adoption. Je vais vous citer une constitution qui est la plus ancienne constitution écrite actuellement en vigueur, la constitution des États-Unis, elle n’a  pas été adoptée par référendum. C’est la constitution la plus stable qu’on trouve dans le monde actuellement. Une constitution peut être élaborée soit on décide par exemple que nous sommes dans un régime de dictature et qu’un chef, un monarque décide de donner une constitution à son pays à sa volonté, on appelle ça constitution octroyée. Soit nous sommes dans un mécanisme de démocratie, on décide qu’il va y avoir l’élaboration d’une constitution mais la constitution peut par exemple être élaborée par une assemblée, il suffit de décider. On peut élire une assemblée spécialement mise en place pour l’adoption de la constitution, et dès que la constitution est adoptée l’assemblée disparaît.

Ou bien, on peut décider que l’assemblée législative en place sera augmentée de députés spécialement élus, les deux votent une constitution et après la constitution rentre en vigueur. Maintenant on peut décider que l’assemblée par exemple décide et qu’à la suite, ce sera entériné par référendum. On fait un truc pour le référendum, je vais vous dire une chose, le référendum n’est pas nécessairement démocratique. Les dictateurs organisent également le référendum, le pouvoir fasciste organise le référendum. Leurs partis n’est qu’un intermédiaire pour organiser le culte du chef, c’est ce qu’on peut appeler par exemple un référendum, vous liez le référendum à la personne du chef. C’est l’une des définitions du plébiscite, le plébiscite à plusieurs significations mais ça, vous organisez, vous attachez, vous dites, voilà approuvez ça, vous aurez approuvé votre chef, ça c’est un plébiscite, c’est un référendum qui n’est pas démocratique.

Le référendum n’est pas nécessairement un critère démocratique, il s’agit de savoir comment ce référendum est préparé, comment les termes ont été élaborés. Si vous prenez un pays comme la  Suisse, toutes les semaines il y a un référendum, soit au niveau d’une ville, soit au niveau du canton, soit au niveau fédéral. Mais là-bas l’initiative d’un référendum, ce qu’on appelle la votation par des citoyens qui font par exemple une pétition qui demandent qu’il y ait un vote sur un tel ou tel problème. Ça  c’est un référendum mais il arrive également qu’un dictateur dans un pays veuille se faire approuver par le peuple directement. Il met un référendum. Donc ne prenez pas le référendum comme nécessairement un critère démocratique, il est, il peut l’être. Il peut être également l’instrument d’un dictateur, et ils sont nombreux aujourd’hui sur ce continent. Des dictateurs qui organisent des référendums pour spolier tous les processus juridiques dans leurs pays.

Est-ce donc c’est parce que ces institutions sont « illégitimes »  certaines personnes  pensent qu’elles sont défaillantes, donc elles ne font pas ce qu’elles doivent faire?

Mais si  ceux qui sont dans ces institutions pensaient que le référendum c’est la clé pour la démocratie, pourquoi ils ont accepté d’être candidats pour des élections qui ont été organisées sur la base d’une constitution qui est illégitime. J’entends des gens qui disent que cette constitution est illégitime, des gens que j’ai connus il y a une cinquantaine d’années, que j’ai fréquentés, des adeptes de la pensée unique, ce sont ces gens qui se mettent à donner des leçons de démocratie actuellement. Constitution illégitime? La constitution qui est appliquée actuellement en Guinée a été adoptée par référendum, c’est la loi fondamentale.

Le travail qui a été fait par le CNT en 2010, on nous a dit et je répète puisque les gens ne savent pas lire les textes dans ce pays, on nous a dit  faites une relecture de la loi fondamentale et enrichissez. Nous avons relu la loi fondamentale, nous l’avons enrichie, nous avons mis certaines structures en place mais l’essence est restée là dans; c’est une loi fondamentale de 1990 qui est la constitution de la Guinée actuellement.

C’est cette constitution qui a été relue par les membres de CNT ?

Oui, qui a été enrichie. On a mis une certaine nouvelle institution sur place mais un régime politique repose sur l’organisation fondamentale des structures exécutives et autres et leurs rapports. Si vous lisez vous verrez que les rapports n’ont pas changé à ce niveau-là. On l’a dit parfois, il y a un Premier ministre qui est là, vous avez vu au CNT votre Premier ministre ça sert à rien du tout. Dans un régime présidentialiste, un président nomme le Premier ministre, il l’enlève quand bon lui semble. Vous croyez qu’il y a un autre pouvoir en face de ce président.

Il y a des ministres qui sont plus importants que le premier ministre actuel

Vous pensez que les Premiers ministres sont inutiles?

Non ! Il ne sert à rien et d’autant plus que nul, il n’a même pas d’emprise sur les autres ministres, dans un système et ce n’est pas propre à la Guinée. Regardez les Premiers ministres au Sénégal, en Côte d’Ivoire et autres. Les pays africains ont installé les Premiers ministres, et ces premiers ministres ne font rien d’essentiel, vous savez comment ils changent les Premiers ministres comme des chemises, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et d’autres pays, ce n’est pas des gens qui ont des pouvoirs fondamentaux. Ici on a mis un Premier ministre en place, le premier a fait 5 ans, quelle emprise il avait sur le gouvernement ici si ce n’était pas organiser des lectures de coran et autres, il servait à quoi ?

Celui qui est actuellement là, on l’a amené on a dit que c’est un grand technocrate et autre, il fait quoi dans ce pays?

Il y a des ministres qui sont plus importants que lui, mais quand vous avez un président qui s’accapare de tous les pouvoirs, qui  reçoit même les petits entrepreneurs qui viennent ici, ça veut dire que les ministres ne servent à rien, c’est lui qui fait tout. On a simplement cherché à garnir, on l’a mis Premier ministre et c’est à cela que ça sert, il ne sert à rien maintenant quand vous avez un président qui est capable de déléguer.

J’ai connu un président Senghor au Sénégal. Il a mis Abdou Diouf comme Premier ministre. Il y a eu une grande grève en 1968 au Sénégal, j’y étais, j’étais à l’université qui a failli balayer Senghor. Donc on a dit, il faut mettre un fusible, il faut mettre un Premier ministre, il a nommé Abdoul Diouf, Premier ministre qui n’était même pas membre du parti.  Quand Abdoul Diouf  a pris fonction, Senghor a respecté son Premier ministre. Tout ministre qui vient le voir, il dit non va voir d’abord le Premier ministre, vous voyez ! C’est le président qui donne l’importance à son Premier ministre, à condition qu’il ne se substitue pas à lui à tout point de vue, et que le Premier ministre soit là pour remplir une case.

Est-ce que c’est cette situation que la Guinée traverse aujourd’hui ?       

Mais c’est la situation là, est-ce que vous avez vu quelle est l’emprise de ce Premier ministre, quelle emprise il a ? Mais les ministres font ce que bon leur semble, ils n’ont que l’autorité du président qu’ils reconnaissent. C’est le président  qui favorise ça.

il (Alpha Condé) ne partage pas le pouvoir ce Monsieur

Tout cela est entretenu par le président Alpha Condé ?

Mais il n’y a pas de doute c’est un fait qui est là, il entretient, il ne partage pas le pouvoir ce Monsieur.

Depuis la création du Front pour l’alternance démocratique (FAD) par trois leaders de l’opposition  républicaine, je veux parler d’Aboubacar Sylla, Jean-Marc Téliano et Mouctar Diallo, ils ont été rejoints par deux autres leaders de cette même opposition, les opposants ne se font plus de cadeaux. Quelle lecture faites-vous de cette situation aujourd’hui de l’opposition guinéenne?

C’est très surprenant, ces hommes j’ai eu à les côtoyer, ils ont décidé de faire de moi, leur facilitateur. Je n’ai pas demandé, j’ai accepté. Je les ai vus à l’œuvre, je les ai vus se disputer. Vous savez ceux qui se déchirent le plus c’est ceux qui ont été des amis,  quand les amis se brouillent,  ils seront plus virulents encore, ils se sont retirés, c’est leurs droits. J’espère qu’il y aura des élections transparentes dans ce pays et on va connaître quelle est la valeur de chacun ici, tant que les gens bavardent comme ça, je représente telle ou telle chose, il y aura les critères fondamentaux. Nous saurons qui est vraiment qui et qui représente quelque chose ici  quand il y aura des élections.

je n’ai pas apprécié que le chef de file de l’opposition accepte qu’un ministre du Budget l’appelle pour lui dire qu’on met 5 milliards à votre disposition

J’ai même entendu dire à un moment donné que voilà que je n’étais pas accroché à l’autre  ils ont apporté quelque chose et tout ça, c’est tout quand vous êtes élus, chacun apporte un peu. J’ai été frappé quand il y a eu cette histoire d’argent qu’on a donné au chef de file de l’opposition, un budget de 5 milliards par an.  D’abord je n’ai pas apprécié que le chef de file de l’opposition accepte qu’un ministre du Budget l’appelle pour lui dire qu’on met 5 milliards à votre disposition.

Il devait y avoir une session budgétaire. Dans un Etat normal, toute attribution budgétaire doit passer par  le projet de loi de finance, c’est l’assemblée qui doit voter, il aurait dû refuser. Il ne devait  pas tomber dans le piège. Un ministre vous appelle, on vous donne ça comme si on vous donnait  une dotation, mais de quel pouvoir monarchique? La session budgétaire venait de se tenir, si on pense que le chef de file de l’opposition a droit à un budget et c’est normal qu’il ait un budget, il a le budget parce que son parti est le premier en matière de nombre de députés, ce n’est pas un cadeau qu’on lui fait.

J’ai entendu, il y a quelqu’un dans ce pays qui aime parader, c’est le plus bavard dans la mouvance présidentielle, tous les jours il a la parole pour raconter n’importe quoi.  On lui a demandé pourquoi on n’a pas donné un budget en 2015, en 2016 au chef de file de l’opposition. Il dit que c’est parce qu’il contestait l’élection du président, il a dit que le président n’était pas ‘’correctement élu’’. Que le président soit élu correctement ou pas, on doit lui donner le budget parce que  c’est en fonction de ce que le peuple lui a donné comme députés, et non pas  parce qu’il approuve le président et non parce qu’il a négocié avec le président.

Le malheur de l’opposition ici c’est de suivre le pouvoir dans son contournement de l’application du droit. Dès que je les ai vus signer des accords, nous, nous avons signé les accords en 2013 pour les élections législatives. Et je vais vous rappeler tous ces débats qui sont là autour des élections, d’abord je ne comprends pas qu’un pays puisse être paralysé pour une simple question d’élection des  chefs de quartiers, c’est inadmissible.

L’alternance est possible

Est-ce à votre avis on peut compter sur cette opposition pour une alternance en 2020 ?

L’alternance est possible, celui qui est au pouvoir actuellement vous croyez qu’on pensait qu’il allait monter au pouvoir ici? Qu’il aurait assumé l’alternance ? Tout est possible dans un Etat.

Alors comment favoriser cette alternance dans un contexte où les opposants sont divisés?

Mais ils n’ont pas besoin de se rassembler, on verra la vérité. Quand il va y avoir des élections, on va voir les vérités, l’essentiel est que ça se passe de manière transparente, on verra qu’elles sont les véritables forces dans ce pays.

Alors comment faire en sorte que ces élections soient transparentes, qu’est-ce qu’il faut faire?

Il faut qu’on mette en place des mécanismes qui respectent les lois, vous voulez qu’on arrive aux élections ? La CENI qui a été mise en place ici tout le monde savait et je l’ai dit une fois ici que cette CENI est fondamentalement incapable, elle n’organisera jamais des élections propres dans ce pays.

Vous savez le problème de la CENI c’est Bakary

Pourquoi ?

La preuve est là c’est simple, aucune élection correcte n’a été organisée par cette CENI, aucune et elle ne le fera pas. Celui qui est président, je les entends dire maintenant on le met en cause parce qu’il gérait l’argent, depuis qu’il est là en 2012, c’est lui gère l’argent de la CENI, il en fait ce qu’il veut, il y a des mécanismes qui sont prévus. Si vous êtes ordonnateur, cela ne veut pas dire que  vous avez un pouvoir souverain de faire ce que vous voulez de cet argent. Je les entends dire que la CENI est indépendante et autres, dans un pays quand on parle d’indépendance, c’est-à-dire que vous obéissez à la loi, aucune structure n’est au-dessus de la loi, il n’est pas dit que la CENI va faire selon sa fantaisie ce qu’elle veut, qu’elle organise les élections quand elle veut, non elle n’a pas cette compétence, les élections doivent être organisées selon les mécanismes qui sont prévus par la loi, ce n’est pas à elle de décider, l’indépendance ne signifie pas que vous faites ce que vous voulez, l’indépendance signifie que vous appliquez la loi correctement.

Vous savez le problème de la CENI c’est Bakary. Je vais vous dire si BaKary est tombé c’est parce que celui qui l’a mis là l’a lâché, sinon ces commissaires-là n’auraient jamais renversé Bakary. Mais vous savez quand vous arrivez d’une certaine manière au pouvoir, celui qui vous utilise, quand il n’a plus besoin de vous, il vous jette comme mouchoir de kleenex, après avoir servi, c’est tout.

Aujourd’hui on dit qu’il est destitué mais, il bénéficie toujours des privilèges liés à la présidence de la CENI, une voiture, un cortège, un bureau.

Est-ce que cette élection a été entérinée. Moi j’ai vu Bakary, vous savez le fait que nous avions été dans la commission de conciliation, nous avons vu cette CENI travailler de très près, elle participait avec nous. En 2013, les commissaires de la CENI sont venus devant nous tous, membres du gouvernement, facilitateurs, Ambassadeurs, représentants de la communauté internationale. Ils ont violemment attaqué Bakary Fofana devant nous tous pour dire qu’il gère de manière opaque leur argent. En 2013 vous voyez que nous sommes en 2017, quand les gens entendent ça on dirait que c’est un fait nouveau, c’est ce qui a toujours été. Bakary faisait ce qu’il voulait. Il n’avait aucun respect pour aucun ministre, aucun respect pour l’opposition, avec l’arrogance et l’insuffisance. Et quand vous l’entendez parler, vous savez qu’il ne dominait rien dans les problèmes de l’élection.

Il y avait quelques cadres valables-là dans, les Kane, celui qui vient de mourir et autres là, c’étaient les vrais. Ils étaient là en pontifiant, en racontant des histoires. Les gens là sont venus, ils ont critiqué violemment devant nous tous, deux jours après, comme il leur a donné un peu d’argent, quand ils sont revenus, ils disent bon, nous avons réglé nos problèmes en famille.

Ce truc de mandat, ça n’a pas de sens, deuxième, troisième, quatrième mandat

Parlons de cette affaire de troisième mandat…

Je voudrais qu’on pose cette question ‘’quels pays africains dont les présidents ont fait 20 ans, 40 ans, si vous avez un seul président un pays africain qui s’est développé parce que son président  a fait 20 ans, 40 au pouvoir ?’’

Ce truc de mandat, ça n’a pas de sens, deuxième, troisième, quatrième mandat, ça n’a pas de sens, vous entendez dire ‘’il n’a pas fini son travail.’’

Un être humain peut finir son travail ? Même Dieu continue à travailler tous les jours, ce n’est pas un être humain qui va dire je vais finir mon   travail surtout qu’on voit que c’est un travail qui ne commence même pas encore.

Il faut combien de temps? Mille ans pour commencer, vous savez le pays le plus développé actuellement, les États-Unis, le premier président des États-Unis Georges Washington a été élu, leur mandat là-bas c’est quatre ans. Voyez ce n’est pas long, il a été élu une deuxième fois, en ce moment rien ne limitait le nombre de mandat du président. C’est de son propre gré après le mandat, il dit je n’en veux plus. Et comme dans les pays anglo-saxons, ceux qui l’ont remplacé ont fait exactement la même chose, personne n’a voulu plus de deux mandats.

La seule exception est intervenue avec Franklin Delano Roosevelt pour la deuxième guerre mondiale.

On était dans une situation spéciale, exceptionnelle, il s’est fait élire pour un troisième mandat mais dès après les Américains ont rectifié. Ils disent si ce n’était pas écrit, maintenant nous écrivons, il n’y aura plus, plus de deux mandats. Mais quel est le pays le plus développé dans ce monde?

Si ce n’est eux les États-Unis. Est-ce qu’ils ont besoin de ce mandat kilométrique pour se développer.

OBAMA qui vient de partir, un homme brillant, deux mandats il aurait pu faire trois mandats, quatre mandats. Mais il s’est arrêté à deux mandats, parce que  c’est ce que  la constitution a dit. Celui qui l’a remplacé est en train de patauger partout, il met même l’humanité en danger. Donc on n’a pas besoin de ces mandats éternels, les pays africains sont en train de régresser. A partir des années 90 les conférences nationales et autres là, l’Afrique avait commencé à évoluer un peu. Mais les dirigeants actuels sont en train de tout remettre en cause. Leur volonté de deuxième, troisième mandat n’a aucune autre justification que de se cramponner au pouvoir, c’est tout…

Une synthèse d’Alpha Amadou Diallo (Démocrate)                              

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