La Cour suprême kényane a pris vendredi une décision à la portée historique en invalidant pour « irrégularités » le résultat de l’élection présidentielle du 8 août, qui avait donné le sortant Uhuru Kenyatta vainqueur, et en ordonnant qu’un nouveau scrutin soit organisé dans les deux mois.

En Guinée, en 2015, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, principal opposant d’Alpha Condé, avait revendiqué la victoire, mais renoncé à saisir la Cour constitutionnelle qu’il estimait inféodée au pouvoir sortant.

Dans un média en ligne, le chef de file de l’opposition guinéenne estime que ‘‘dans le contexte de la Guinée d’alors, je ne crois pas que la Cour constitutionnelle aurait pu proclamer d’autres résultats que ceux qu’elle avait validés, affirme-t-il. Mais je pense que l’exemple kényan est à suivre, et j’ai de l’espoir désormais que les autres Cours constitutionnelles ne manqueront pas de s’en inspirer’’.

Qualifiant la plupart des élections africaines de ‘‘mascarade’’, Celou Dalein Diallo, indique le journal, veut croire que le cas kényan marquera un tournant dans les pratiques politiques et institutionnelles de l’Afrique.

Avant de souhaiter ‘‘vivement qu’après la Gambie et maintenant le Kenya, les institutions prennent leur indépendance par rapport aux gouvernants’’. Pour ‘‘organiser des élections plus crédibles et plus équitables’’.

Ismaël Sylla pour guinee7.com

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