C’est devant un public admiratif d’éditeurs, d’artistes et d’hommes de médias, que la compagnie de comédiens « La Muse » a interprété, ce vendredi 6 octobre, à travers une lecture scénique jouée dans les locaux du Centre culturel franco-guinéen (CCFG) de Conakry, un extrait du roman Disgrâce, de l’écrivaine sénégalo-malienne, Fatoumata Kane.
Cette interprétation d’un extrait de l’œuvre portant sur la corruption a été effectuée en présence de l’écrivaine, qui a spécialement fait le déplacement.

M. Bilia Bah, directeur de « La Muse » et du Café des auteurs explique : « La Muse, c’est une association culturelle. Elle porte l’évènement auquel vous venez d’assister qui est le Café des auteurs, que nous tenons d’habitude deux fois par mois, sauf qu’il y a quelques temps, nous avons arrêté. Alors, nous invitons des auteurs, souvent des chanteurs, des rappeurs, des humoristes, on le fait en tout avec tout ce qui est couché sur papier et destiné à un public cible. A la base, c’est un espace de rencontre, de partage, d’échange. L’idée, c’est de donner le luxe à un certain public d’avoir en face d’eux un auteur, et confronter l’auteur à un public. Cela permet également à l’auteur d’avoir le luxe d’entendre son texte, au lieu de se relire, et faire sa promotion. Donc, d’une pierre, deux coups. »
Paru en 2010, le roman Disgrâce est le quatrième ouvrage de Fatoumata Kane, qui en a cinq à son actif. Elle a d’ailleurs été très touchée par cette interprétation et comblée par le talent dont ont fait preuve les comédiens : « Ils se sont approprié les textes, que peut mieux espérer un auteur ? Que son œuvre soit comprise et interprétée par d’autres personnes. Je les remercie d’avoir partagé mon œuvre à Conakry ; cela donne de nouvelles idées pour de futures idées de collaboration. »

S’exprimant sur son inspiration : « Vous savez, nous sommes tous des observateurs de la société ; lorsque je suis interpellée par un sujet, je le mets par écrit, alors que la corruption qu’ils ont interprétée fait partie des maux de mon pays et sur d’autre pays et d’autres continent. Ils ont seulement interprété, mais la corruption n’est pas le seul thème qui est abordé, il y a d’autres comme les pratiques occultes dont sont friands les hommes politiques, la prostitution… »

Enfin, donnant un conseil aux jeunes qui veulent se lancer dans l’écriture, « il faut avoir l’amour de lecture et écrire. On commence à écrire et on ne sait pas où cela va nous mener», recommande t-elle.

Bilia Bah

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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