Les Guinéennes ont célébré, ce jeudi 11 octobre, la Journée internationale de la jeune fille, organisée par le ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance, à la Bluezone de Kaloum.

Célébrée cette année sous le thème ‘’Donnons l’opportunité aux filles d’apprendre, de diriger, de décider et de s’épanouir pour assurer la relève’’, la Journée internationale de la jeune fille a été instaurée depuis 2012 par les Nations unies, afin de promouvoir la jeune fille actuellement harcelée et stigmatisée dans la société. Cette célébration s’inscrit dans le cadre où la jeune fille peut aussi avoir son mot à dire et prendre ces propres décisions.

En Guinée, cette célébration met en évidence les réalités dont sont victimes les jeunes filles, notamment le mariage précoce, l’exploitation, l’excision ainsi que la place qu’elles occupent dans la société.

La particularité de cette année est que le président de la République et les membres du gouvernement ont été remplacés pour une journée par les filles venues des écoles des 5 communes de la capitale.

La ministre de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance  Mme Mamaissata Diaby, a tenu à expliquer la nécessité de cette fête pour les jeunes filles : « Cet évènement auquel s’associe notre pays pour la sixième fois consécutive offre des opportunités d’attirer l’attention sur toutes les discriminations dont sont victimes les filles et d’identifier les obstacles particuliers auxquels elles sont confrontées. Je ne m’accentuerai pas longuement sur les différentes formes de violences physiques, morales et sexuelles qu’elles subissent ».

A son tour, Mme Séraphine Wakana, coordinatrice du Système des nations unies en Guinée a déclaré : « Nous devrions éliminer de la vie publique et privée toutes sortes de violences dont sont victimes les femmes et les filles, y compris la traite et l’exploitation sexuelle et d’autres types d’exploitation, c’est l’une des stratégies pour l’égalité des sexes… Selon la dernière enquête a indicateurs multiples, les adolescentes contribuent à 2,5 % de la fécondité générale et le pays possède l’un des taux les plus élevés dans le monde. 54,6% des filles sont mariées avant leur 18ème anniversaire, et 21% avant l’âge de 15 ans ».

La Première Dame de la République, Mme Hadja Djènè Kaba Condé, invitée d’honneur de cette manifestation, a déclaré : « Prenons la mesure du défi qui interpelle les décideurs et acteurs du domaine. J’invite toute la société nationale et internationale pour unir nos forces, en vue d’apporter une réponse offrant à la jeune fille un meilleur bien-être. La fondation PROSMI appuiera le mouvement national en faveur des filles, à travers des actions visant à réaliser vivement leur potentiel ».

Cette célébration s’est terminée par une remise de lot de 1.000 livres à la Première Dame par la présidente de la République pour quelques heures, Aissata Tamsir Camara, une fille de 13 ans.

Fatoumata Kaba pour guinée7.com

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