Vingt (20) candidats dont une femme et 2 indépendants, sont en course pour succéder à Ellen Johnson Sirleaf à la tête du Libéria. Le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSC-G) prend part à cette élection en qualité d’observateur, au sein de la mission de la Mano River Union. Lors d’un entretien exclusif accordé à notre rédaction, Dr Dansa Kourouma donne les tendances du vote et d’autres détails autour du processus. 

Guinee7.com : Quelles sont les attributions de la Mano river union (UFM), à laquelle vous appartenez ? 

Dr Dansa : Evaluer de manière impartiale et professionnelle le déroulement du processus électoral, de la campagne à la proclamation des résultats. Mais en marge de ça, j’ai été convié comme personne ressource pour animer le débriefing de la mission d’observation nationale avec ECC (la commission électorale libérienne, ndlr).

Comment votre mission juge-t-elle le déroulement du processus électoral libérien?

La commission électorale composée de 7 membres affiche une volonté ferme de transparence et de professionnalisme des opérations. Les Libériens sont mobilisés dans le calme, la discipline et le civisme. Ils sont nombreux à voter, notamment sous la pluie. Les membres des bureaux de vote sont jeunes, pour 70% professionnels et motivés, pour aider à la réussite des opérations de vote. Les partis politiques sont présents à tous les bureaux de vote, ainsi que les observateurs nationaux.

Le processus se déroule bien à ce stade, le vote pourrait être repris dans une localité. Mais en attendant les résultats provisoires, la possibilité d’un second tour se précise. C’est un processus très libre, ouvert, inclusif, transparent et calme.

George Weah, l’ancienne star de football est donné déjà vainqueur. Qu’en est-il exactement ?

Peu importe les prétentions, mais une élection n’est jamais gagnée d’avance. Un second tour est possible et ça se jouera probablement entre George Weah et Joseph Boakai qui est l’homme du pouvoir. Il est possible qu’Alexander Cummings soit troisième.

Jusqu’à quand peut-on patienter pour connaitre les résultats du 1er tour ?

La commission a 15 jours pour proclamer les résultats. En attendant, les tendances font rage, selon ‘’The Electoral law’’.

A la lumière des premiers constats, que pouvez-vous apporter comme conseils à la CENI guinéenne, souvent confrontée à d’énormes difficultés?

D’abord avant la CENI, la loi électorale guinéenne doit être claire et limpide pour que la CENI puisse l’interpréter efficacement. En Guinée, les députés font les lois sans la CENI. Le gouvernement doit créer les conditions de transparence des élections, la CENI doit être capable d’appliquer la loi sans entraves, et disposer des moyens suffisamment pour le matériel, et bien recruter les membres des ‘’polling stations’’ (bureaux de vote), et donner une formation de qualité avec des consignes électorales claires. Les électeurs doivent avoir la bonne foi et la motivation pour un processus apaisé. Les partis politiques en compétition sont obligés d’être efficacement représentés dans les ‘’polling stations’’. Les délégués des partis politiques et des candidats doivent être des citoyens lucides et bien formés.

Merci de vous être prêté à nos questions.

C’est un devoir en tant que Guinéen d’aider mon peuple à comprendre. C’est une expertise à payer.

Entretien réalisé par Alpha Mady pour Guinee7.com

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