C’est sous la présidence de Hadja Saran Daraba Kaba et l’initiative du commissariat ‘’Conakry Capitale mondiale du livre’’, à travers Harmattan Guinée, que la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères a abrité, ce samedi 21 octobre, la dédicace de l’ouvrage, « Ahmed Sékou Touré, l’Africain qui ose dire non au Général De Gaulle le 28 septembre 1958 » de l’historien Dr Sidiki Kobèlè Keita, publié aux Editions  Publibook Paris.

Cette cérémonie s’est effectuée en présence d’une assistance variée, composée d’auteurs, d’éditeurs, d’enseignants-chercheurs, ou la famille ou amis du personnage principal. Munie  de 317 pages illustrées, 8 chapitres et 4 annexes, cette œuvre fait une biographie fidèle de feu le président Ahmed Sékou Touré, père de l’indépendance guinéenne, son combat, sa  vie et retrace la période de l’histoire du pays allant de 1945 à 1958.

Durant cette cérémonie, l’auteur a fait une présentation sommaire de son ouvrage, et s’est prêté aux questions, des uns, tout en écoutant avec émotions les hommages et témoignages des autres à l’endroit du personnage principal, avant de terminer par une dédicace des livres achetés sur place.

Après cette cérémonie, qui est considérée comme le baptême de son ouvrage, l’historien a décrit son livre comme tel : « Il y a dans ce livre les différentes phases de la lutte et les armes qui ont été employées par les syndicats et les partis politiques. Ce que l’on constate, c’est que la jeunesse n’a pas l’inquiétude intellectuelle pour lire et apprendre ce qui s’est passé. Donc, l’objectif de mon livre, c’était non seulement de parler de Sékou Touré de façon transcendante, mais surtout aussi que les jeunes sachent, dans cette période, les partis politiques qui existaient, comment ils étaient organisés et comment même le Parti démocratique de Guinée est devenu un parti unique de fait. Il faut que les jeunes sachent l’histoire de leur pays, la connaitre en profondeur et savoir comment la lutte a été menée, de son organisation et quel profit on peut tirer de tout cela. Il faut connaitre l’histoire de notre pays, puisque beaucoup de choses qui se passent aujourd’hui ont pris racine dans le passé ; l’ethnocentrisme par exemple. »

En ce qui est du choix de Ahmed Sékou Touré, il a affirmé : « Ce qui m’a fasciné chez lui, c’est son nationalisme, sa volonté  constante, sa volonté d’améliorer les conditions de vie du peuple de Guinée, le sortir de la colonisation et se battre pour son rayonnement sur le plan international, effectivement se développer par ses propres moyens. Comme il disait, ‘’toute aide qui ne nous aide pas à nous passer de l’aide est à rejeter’’.

Par rapport à ses attentes de la jeunesse : « ce que j’attends de la nouvelle génération, c’est d’être patriote, aimer son pays, l’unité : Soussou, Peulhs, Malinkés, ce sont des histoires. Battons-nous pour qu’il y ait une nation, à l’époque toutes les ethnies militaient dans les différents partis, mais c’est le régime colonial qui a joué aussi, l’ethnie est une réalité sociologique, mais l’ethnocentrisme est un sentiment créé par la colonisation pour opposer les ethnies guinéennes. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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