Antonio souaré, président de la Féguifoot et Salifou Super V, ancien président

Avec la polémique suscitée par la publication des résultats des audits commandités par Antonio Souaré, au-delà même  des milieux du cuir rond, on a bien l’impression que le président de la Fédération guinéenne de football, a  ouvert la boite de pandore. Et cette fameuse vidéo qui fait en ce moment le tour des réseaux sociaux, où Antonio se vante de pouvoir  manipuler à sa guise les résultats de ces audits, c’est le côté obscur du personnage qu’on découvre. Hallucinant.

Le fait d’avoir choisi un cabinet sans appel d’offres, jette un discrédit sur les résultats des audits  qui incriminent Salifou Camara, Ibrahima Blasco Barry et Morton Soumah. Ces trois membres de notre galaxie footballistique sont accusés, il faut le rappeler,  d’avoir détourné  à leur profit une vingtaine de milliards de francs guinéens. Dont 834 000 euros sortis des caisses de la Fédération par Super V, de l’argent offert par la société de téléphonie Mtn, et qui était destiné à la promotion de la candidature de la Guinée pour les CAN 2019-2021.

Ces audits portent sur la période allant de janvier 2013 à décembre 2015.

S’agissant des recommandations attribuées à la Fifa, et qui font état d’exclusion et d’assignation en justice des trois personnalités visées par les audits, Salifou Camara dit Super V, ancien président de la Fédération guinéenne de football, disait mercredi dernier dans l’émission des grandes gueules, de la radio espace fm, que « la Fifa ne peut jamais recommander de telles choses, parce que tout simplement elles sont  extraordinaires. » Ajoutant  que la Fifa elle-même est régie par des textes.

« Les textes de la Fifa prévoient quoi? Il y a des mesures disciplinaires qui sont prévues par les textes de la Fifa, en son article 55, en ce qui concerne les personnes physiques coupables de délit. Selon Super V, il y a plusieurs catégories, dont le niveau A, où vous avez l’avertissement, le niveau B, vous avez l’expulsion, C, où vous avez la suspension des matches. Ainsi que le niveau D, où vous avez l’interdiction des vestiaires ou des bancs de touches, le niveau E où vous avez l’interdiction du stade, le niveau F, où vous avez l’interdiction d’exercer toute activité relative au football,  et enfin G, vous êtes condamnés à des travaux d’intérêt général, c’est tout », a-t-il souligné.

Le challenger d’Antonio Souaré fera ensuite savoir que tout recours devant un tribunal ordinaire est interdit par les textes de l’instance dirigeante du football mondial, pour de telles accusations.

Salifou Camara a quitté le pays pour selon lui se rendre au TAS (Tribunal arbitral des sports) où il a intenté un procès contre Antonio Souaré. Et dans l’entourage de ce dernier, on parle de fuite. Super V aurait enfilé la venelle, pour échapper à la justice. Après une première convocation qui lui avait été adressée par les services de la police judiciaire. Les deux autres accusés ont répondu à la convocation, pour leur audition.

Bien des gens pensent que le président de la FEGUIFOOT s’est plus mouillé, en tentant de faire plonger ce trio, que constituent Super V, Blasco et Morton. Surtout que Souaré a eu recours au cabinet « Auditeurs Associés en Afrique » de Mory Cissé, un de ses amis, dans l’opacité la plus totale, dit-on.

Certes à la décharge du businessman Antonio Souaré, on pourrait dire que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Mais l’affaire continue de faire du bruit dans le landerneau.

Avec Mamady Kéita (Le Démocrate)

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