Pour l’édition spéciale du festival « Univers des mots », qui s’inscrit dans le cadre de l’évènement « Conakry Capitale Mondiale du Livre », les organisateurs ont retenu un thème central sur l’immigration clandestine, « Nos Migr’actions ». Parmi les cinq textes retenus, figure celui du béninois Giovanni Houansou, intitulé Les Egorythmes.

Comme pour tous les autres textes retenus, un groupe d’une dizaine de personnes venues de différents pays à travers le monde travaille d’arrache-pied sur la maquette du texte Les Egorythmes qui sera présentée en pièce de théâtre, lors du prochain festival « Univers des mots », qui se tiendra du 5 au 12 novembre 2017 à Conakry.

Selon le metteur en scène français, François Rancillac, cette séance de travail consiste à épauler l’auteur à mieux avoir la maîtrise de son œuvre. « L’idée, c’est comment accompagner l’auteur dans ses écritures avec ses interprètes, c’est-à-dire les acteurs, les premiers qui vont dire les mots avec un metteur en scène. Donc, nous on est tous là pour questionner, interroger, accompagner l’auteur, pour l’aider à aller au bout de son projet d’écriture. On faisait avec ce qu’on appelle la mise en voix ou mise en espace », a-t-il déclaré.

De son coté, l’auteur dudit texte, Giovanni Houansou, a précisé que son œuvre parle dans sa globalité des personnes à qui l’immigration n’a vraiment pas réussi. « Le texte sur lequel on travaille maintenant, il s’agit d’un espace que nous faisons vivre, dans lequel viennent des consciences de l’Occident, des gens qui ont fait la migration, qui ont bougé et qui reviennent sur leur terre natale. Des gens qui sont décédés ou qui n’ont pas pu arriver à destination et qui sont revenus sur leurs terres natales pour avoir la paix. C’est ses consciences qu’on questionne par rapport à leur vie, leur vécu, leur sentiment et ce qui suit».

Quant à Bah Hawa, l’une des actrices, elle est revenue sur les conditions dans lesquelles son équipe travaille sur la maquette Les Egorythmes. « Comme on n’a pas assez de temps, donc ce n’est pas une simple lecture, nous devons travailler avec le metteur en scène. Au début, on avait du mal à s’en sortir, parce que le texte était un peu lourd pour nous, il y avait des termes que nous on pensait définir d’une autre manière. Mais avec l’arrivée de l’auteur, on a su que vraiment nous étions à côté et après quelques jours de travail, on a vraiment pu comprendre le texte. Parce qu’on lui posait des questions sur les parties que nous ne comprenions pas et il nous expliquait », a-t-elle expliqué.

En effet, l’actrice (Bah Hawa) déclare que malgré la multiplicité des nationalités dans ce groupe travail, le courant passe bien entre les membres et qu’ils avancent vers leur objectif.

A noter que cette 4ème édition du festival théâtral  « l’Univers des mots » accueillera au total  115 participants en provenance de 15 pays différents.

Mohamed Kaba Soumah Pour Guinee7.com

 

 

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