Suite à l’accusation portée sur radio Gangan FM d’avoir diffusé des fausses informations faisant état de la mort du président de la République, des journalistes de cette station, en compagnie du collectif des Syndicats Professionnelles de la Presse Guinéenne (SPPG), ont fait le point, ce mardi 31 octobre, sur cette situation qui fait la une de l’actualité nationale depuis hier.

Prenant la parole, le rédacteur en chef de Gangan FM, Sékou Jamal Pendessa, a précisé qu’aucun élément faisant allusion à la mort n’a été diffusé dans les éditions d’information du dimanche 29 octobre 2017. Il estime que cette désinformation a été préparée par des personnes malveillantes. « Je rappelle que l’élément sonore qui a été mal interprété est un extrait qui fait partie du single d’une émission quotidienne. Cela veut dire que ça passe tous les jours depuis plus d’un an maintenant, ça n’a pas causé de problème. Toute la journée du dimanche, ça a passé sans causer de problème jusqu’à 00 h. Donc, cela veut dire que ça (l’accusation, ndlr) a été préparé la nuit, pour des raisons qui sont propres à ceux-là qui sont à la base de cette désinformation. Pour dire qu’on va réveiller le monde avec ça, et on pourra mettre la main sur la presse. Peut-être qu’ils sont passés par Gangan, mais c’est toute la presse qui est visée, puisque ce qu’on dit ne plaît pas à tout le monde », a expliqué Sékou Jamal Pendessa.

Selon lui plusieurs employés du groupe Gangan ont, a cet effet, été auditionnés à la gendarmerie, notamment le coordinateur Aboubacar Camara, qui a d’ailleurs été retenu, la responsable commerciale, Djénabou Diallo, et lui-même. Avant de souligner : « Quand les commissaires ont écouté l’élément sonore, ils ont tous dit « est-ce qu’on ne s’est pas trompés de radio ? ». Seule la présidente de la HAC (Haute Autorité de la communication, ndlr) qui a fait exception, elle tient à nous incriminer. Et au moment où on vous parle ici, notre directeur est déféré au PM3, à Matam ».

Pour le rédacteur en chef de la radio Gangan, le président n’a pas été la seule victime de cette campagne de désinformation : « Nous d’ailleurs, nous avons été les victimes les plus malheureuses, puisque lui (le président, NDLR), il a eu le temps de se promener, il était en liberté, tandis que nous avons été privés de notre liberté pendant toute la journée et notre directeur n’est jusqu’à présent pas en liberté, notre signal a été brouillé et jusqu’à maintenant là nous n’avons pas le contre de la Radio. Je crains même qu’ils ne mettent autre chose pour dire demain que c’est nous qui avons effectivement dit cela », a-t-il déploré.

De son côté, Sidy Diallo, secrétaire général du SPPG (Syndicat Professionnel de la presse Guinéenne), a estimé que cette accusation est un acharnement contre la presse dans sa globalité, avant d’inviter l’ensemble des journalistes présents dans la salle à se rendre au MP3, pour manifester leur soutien au directeur du groupe de presse Gangan.

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com  

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