Bob Barry, animateur, DW (à gauche) et un ancien émigré clandestin

Initié par la chaine internationale allemande, Deutsch Welle (DW), avec l’appui financier du ministère fédéral des Affaires étrangères, un débat portant sur le phénomène de l’immigration, dénommé « Dilemme migration », s’est tenu ce mercredi 8 novembre, dans la salle Malik-Condé de l’Université Kofi-Annan, à Conakry.

C’est en présence de nombreux étudiants de ladite université et d’un public venant de divers horizons professionnels, que les panelistes, parmi lesquels on notait Dr Dansa Kourouma de la société civile (CNOSCG), le chef de cabinet du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi jeunes, Marcel Millimono, la Cheffe de mission de l’OIM, Fatou Diallo Ndiaye, Mohamed Camara, juriste et Asmaou Diallo de l’AVIPA (Association des victimes du 28 Septembre), ont débattu entre eux et avec le public, sur les questions liées à l’immigration en général et à celle irrégulière en particulier. Partant des causes, estimées selon eux à deux niveaux, celui politique et celui économique, ils ont abouti à des pistes de solutions, pour lancer un appel, d’une part aux jeunes, « à abandonner ce chemin et de rester chez soi ou tout peut être possible », et d’autre part, à l’Etat, qui doit créer les conditions permettant aux jeunes de rester dans leurs pays respectifs.

Voulant contribuer à l’assèchement de la marée humaine que constituent ces jeunes, à travers son média, Mme Dire Kakup, directrice de la rédaction francophone de la DW, s’est exprimée par rapport à cette initiative : « C’est très important pour nous, parce que nous voyons qu’il y a des milliers dans le désert et d’autre milliers dans la Méditerranée, et cela est insupportable ;  je ne refuse pas que l’Europe et les Etats-Unis ont leur part de responsabilité. Il est important pour nous de créer un débat ; le but ce n’est pas pour que les gens restent chez, mais que les gens ne perdent pas leur vie dans la migration irrégulière3.

Par ailleurs, elle a affirmé : « Mon sentiment est qu’une fois de plus, nous avons réussi à créer un dialogue ; c’est seulement un début, avec les jeunes, la société civile, le gouvernement et l’OIM aussi, j’espère, parce qu’il y avait beaucoup de jeunes dans le public, et qu’ils continuent à réfléchir dans ce sens-là, de dialoguer et de ne pas essayer de partir de façon irrégulière en Europe ou ils vont perdre leur vie dans le désert ou la Méditerranée, et réfléchir à quels projets ils pourraient mener en Guinée pour leur bien. »

Elle a enfin profité de l’occasion pour remercier les médias partenaires, entre autres, Guine7, Espace et Nostalgie.

Présent lors du débat qu’il a trouvé très intéressant, Bah Oury, fondateur de l’UFDG, a pour sa part dit : «  L’appel que je lance ou jeunes, c’est de ne pas perdre confiance et de ne pas perdre espoir, parce que ceux qui perdent espoir, ce sont eux qui partent avec des risques énormes. Il faut se battre, prendre son destin en main ; il y a énormément de choses à faire sur place, la situation n’est pas désespérée. »

Il ajoute que : « Les pouvoirs publics ont leurs responsabilités pour apporter des moyens indispensables pour la dynamique des jeunes. Vous savez, lorsque vous êtes responsables, vous avez la responsabilité de créer des conditions pour tous les jeunes de ce pays, à avoir déjà la formation solide, pour avoir des possibilités d’être employables dans une économie performante, faire en sorte qu’il y ait un secteur privé de plus en plus dynamique et performant. C’est un ensemble de dynamique qu’il faut agréger ensemble, sans pour autant se dire moi je m’occupe de telle partie ; c’est comme le corps humain, chaque chose à son importance dans un corps social et s’il y a un aspect qui ne fonctionne pas correctement, cela affecte le fonctionnement de l’ensemble, c’est cela la question de la bonne gouvernance. »

A noter que des débats similaires ont déjà eu lieu dans d’autres pays de la sous-région.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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