La grande salle des conférences de l’université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry a accueilli, ce vendredi 10 novembre, le symposium et les funérailles organisés, après deux jours de colloque, en hommage à Alimou Camara, professeur de lettres modernes à l’université Paris-Est Créteil.

C’est dans une vive émotion et devant la famille du défunt, que les témoignages et hommages des hommes de culture (Alioum Fantouré, Thierno Monénembo), des amis proches, des parents et des collaborateurs, notamment M. Philippe Prunelle de l’université de Paris-Est-Créteil, se sont succédé devant le cercueil exposé sur l’estrade, pour faire l’éloge de l’illustre disparu qu’ils ont connu et auquel ils reconnaissent la grande valeur humaine.

Coorganisateur du ‘’Forum des médias et du Dialogue interculturel’’ avec Mohamed Salifou Keita, dont on célébrait le 32ème anniversaire de l’émission Papier-Plume-Parole de la RTG, le jeune professeur Alimou Camara était venu à Conakry dans ce cadre et c’est là que la mort l’a fauché, avant l’ouverture de l’événement pour lequel il s’est donné pendant de nombreux mois, en tant que président du comité scientifique.

Les étudiants, présents à ce forum de deux jours (les 8 et 9 novembre), se sont massivement mobilisés pour venir rendre un dernier hommage à l’homme de lettres.

Mamadou Alpha Barry, l’oncle d’Alimou a affirmé que « l’annonce du décès de Mohamed Alimou Camara a éclaté dans le ciel comme un coup de tonnerre. C’est une météorite qui s’est abattue sur la terre pour secouer notre planète toute entière ; en un instant, le monde a cessé d’exister, du moins pour nous qui l’avons connu et avions eu l’insigne honneur de le côtoyer. Nous ne pouvions pas imaginer que cet être exceptionnel, en bonne santé, qui vous abordait avec sourire aux lèvres et le mot amical à la bouche, allait s’éteindre dans la force de l’âge, à 49 ans. Nous le pleurons, parce que nous redoutons de ne jamais nous consoler de son absence ».

Aminata Tall Keita, représentant le Club d’Eden, qu’il  avait créé et qui regroupe tous ses amis, après les éloges faits à l’intention du défunt, a déclaré à la famille : « Mama, c’est Alhaji qui est parti, nous sommes tous des Alimou Camara pour toi et on veut ce privilège avec tout l’amour filial qui suit ; Taïbatou et Mariam Ciré, vous perdez un frère de sang, mais vous gagnez des frères et sœurs pour la vie ; Oumi, tu sais d’ores et déjà que nous serons à jamais tes petits maris. Dominique et Cecilia, vous faites partie de nos enfants à tout jamais. Séchons nos larmes, afin de garder Alimou bien vivant dans nos cœurs. Ne pleurons pas de l’avoir perdu, réjouissons-nous de l’avoir connu. Adieu guerrier, tes amis de toujours. »

Pour sa part l’écrivain guinéen Alioum Fantouré a exprimé son émotion : « Si le corps disparait, la nuit, des millions, des milliards, des milliards d’étoiles brillent dans la nuit de désespoir. Si vous regardez cela, la nuit, s’il fait très sombre, regardez dans le ciel, quelque part, vous verrez son âme, l’âme d’Alimou. C’est aussi l’espérance, se dire qu’il est dans notre cœur. Il continuera de vivre en nous pour toujours. Alimou n’est pas mort, au contraire, il devient utile à sa terre natale, à son continent, à sa race. »

La cérémonie s’est terminée par des bénédictions et le recueillement devant le cercueil, avant que le corps ne soit transporté à la grande mosquée Fayçal de Conakry, pour la prière mortuaire et l’enterrement au cimetière de Cameroun, où Alimou Camara a rejoint sa dernière demeure.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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