Le procès des hauts officiers de l’armée guinéenne, le général Nouhou Thiam et le commandent Sékou Resco Camara, s’est ouvert au tribunal de première instance de Dixinn. Ils sont accusés de tortures, lors de la présidentielle de 2010.

Après le renvoi du procès par le tribunal, pour le 12 février 2018, les avocats des deux parties se sont exprimés aux micros des journalistes présents au tribunal, dont un reporter de guinee7.com.

Pour  la défense : « Le procès a été renvoyé pour le 12 février 2018, sous la demande de la défense, afin de permettre au Commandent Sékou Resco Camara qui se trouve actuellement en France pour des soins, d’être à l’audience. Nous pensons qu’à cette date, toutes les dispositions seront prises pour qu’il soit là. Et je rappelle que toutes les citations ont été faites aux avocats, non pas aux accusés directement, à ce niveau déjà, il y a un vice de procédure. Mais pour ne pas qu’on accuse les avocats de vouloir bloquer la procédure, nous estimons qu’un renvoi au 12 février permettrait à tout un chacun d’être là, afin que le débat se passe contradictoirement », souhaite Me Mohamed Traoré, un des avocats de la défense.

Pour lui, les faits qui sont reprochés à leurs clients, ce sont des « délits qui sont très graves, mais nous aurons l’occasion de démontrer qu’il n’en est absolument pour rien et que c’est à tort que nos clients se trouve devant cette juridiction criminelle pour être jugés de ces faits-là. Dans tous les cas, nous sommes en matière pénale, il appartiendra à ceux qui les poursuivent d’apporter la prévue d’infractions, de toutes les infractions d’une certaine gravité », affirme l’avocat.

Quant à la partie civile : « Nous, nous voulons un procès qui permette à chacun de s’exprimer ; nous ne voulons pas un procès expéditif. Nous voulons un procès dans lequel les accusés comparaissent et répondent aux accusations portées contre eux. Si ce renvoi permet que monsieur Sékou Resco Camara, ancien gouverneur de la ville de Conakry, comparaisse pour les tortures qui ont été commises sur les parties civiles, alors c’est une bonne chose », déclare Me Martin Pradel, du barreau de Paris, un des avocats de la partie civile.

« Nous voulons avec les parties civiles qui sont victimes des cas très graves de tortures, nous voulons que l’impunité recule. Un renvoi, ce n’est pas la promotion de l’impunité, un renvoi c’est pour qu’il y ait un procès digne, un procès respectueux des règles. C’est ce que veulent les parties civiles », conclut l’avocat parisien.

Bhoye Barry pour guinee7.com      

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