En balançant dans un des numéros des GG, des informations dites sensibles sur l’armée, Moussa Moïse Sylla, a fait une erreur dont aucun journaliste n’est exempt dans l’exercice de son métier. ‘‘Le journalisme n’est qu’un métier qui peut avoir de grosses défaillances’’, disait un journaliste chevronné.

Pour cette ‘‘défaillance’’, le média du jeune journaliste, Espace FM, a payé déjà un lourd tribut en restant pendant une semaine sans faire d’émissions. Privée ainsi d’annonces –frapper au porte-monnaie, n’est-il pas la plus sévère des sanctions qu’on puisse infliger à un grand média de la trempe d’Espace FM ? – ; privée aussi d’auditeurs a certainement été difficile à accepter par ce média populaire…

Comme si ces ‘‘supplices’’ ne suffisaient pas, la Gendarmerie convoque pour ce mardi, le journaliste. Les causes de sa convocation ne lui ont pas été signifiées. Mais tout porte à croire que c’est encore l’affaire des ‘‘informations sur l’armée’’ qui rebondit : l’agent judiciaire de l’Etat voudrait poursuivre au pénal le journaliste.

Nous ne commentons pas la décision de la HAC qui avait sanctionné radio Espace, nous ne fustigeons non plus pas la démarche qu’engage l’agent judiciaire de l’Etat.

Nous voudrions simplement attirer l’attention sur ce que, malgré tout ce qu’on peut reprocher au régime, aucun journaliste n’est en prison en Guinée. Ils exercent leur métier avec plus ou moins de ratés ; mais l’exercent librement. avec une liberté de ton pas ordinaire dans la sous-région. Ceci est devenu une tradition à ne pas rompre pour le bonheur de notre démocratie encore fragile compte tenu de son âge. Nous savons tous qu’il est de nos jours impossible de penser à une société démocratique sans liberté de la presse.

Engager une action pénale contre Moussa Moïse n’aura pour bénéfice que donner un coup à l’image démocratique de notre pays.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com  

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