Au rythme du balafon, un groupe de femmes joue l’Hymne national de Guinée qui accueille les invités. Parmi ceux qui ont fait le déplacement se trouve la comédienne rwandaise Umulisa Martine. Elle a rallié la capitale guinéenne pour contribuer au festival « Univers des Mots » consacré au phénomène migratoire: Un jeu de mots qui donne Migr’actions ou comment agir pour arrêter la détresse de la jeunesse africaine.

« C’est un phénomène qui me révolte, qui me choque, qui est triste. Moi, je pense pas trop à l’Europe. Je pense plutôt à l’environnement de l’Afrique. Si les jeunes s’en vont, il doit y avoir une cause. Et moi, je la lie à un environnement dans lequel ils n’arrivent pas à vivre heureux.

Mais comment rendre cet environnement – surtout de travail, d’études et de l’éducation – plus favorable aux jeunes ? Un environnement qui répondrait aux besoins des jeunes en termes d’éducation et de travail, de culture générale. »

Le problème : ce n’est pas ceux qui partent

« Le problème, c’est ceux qui empêchent de partir

.

Ceux qui, par le fait d’empêcher une humanité d’exister, créent forcément toutes ces tragédies » explique pour sa part Aristide Tarnagda, auteur et metteur en scène Burkinabè.

« Je pense qu’ il est temps de mettre le doigt sur ces questions là, plutôt, toutes ces entraves qui sont créées tous les jours maintenant pour empêcher les hommes et les femmes de se réaliser. Parce que le monde nous appartient à tous. Et nous sommes autant responsables des uns et des autres et surtout de ce phènomène ».

Le théâtre comme moyen de sensiblisation

C’est l’objectif que se fixe Bilia Bah, le Guinéen à l’origine de Migr’actions.  » C’est trop prétentieux de dire qu’avec le théâtre seulement on peut inverser les choses, mais on peut vraiment faire quelque chose » conclut-t-il.

Les migrants vendus comme des esclaves

Selon les dernières statistiques de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 15.000 migrants croupissent dans des centres de rétention officieusement contrôlés par le gouvernement d’union nationale libyen (GNA).

Des milliers d’autres migrants sont emprisonnés dans des centres en dehors de tout contrôle, que ce soit des autorités libyennes ou des organisations internationales.

Réunis à Abidjan du 29 au 30 novembre pour le cinquième sommet Europe-Afrique, les dirigeants africains et européens ont décidé de « rapatrier tous les migrants de Libye », un pays en proie à l’anarchie, face à des réseaux organisés de trafiquants d’être humains et alors que les migrants sont difficiles à recenser.

Lire la suite …

Commentaires

commentaires

Pub Appli guinee7 Long

LAISSER UN COMMENTAIRE