La Guinée, à l’instar des autres pays du monde, a célébré la journée mondiale de lutte contre le Sida, ce vendredi 1er décembre 2017, au Palais du peuple, sous la présidence du Premier ministre, chef de gouvernement, Mamady Youla. Le thème retenu cette année est  » le droit à la santé « .

Cette journée permet aux autorités et aux acteurs de donner des informations sur la tendance évolutive de la pandémie et de promouvoir la prévention, le traitement et l’accompagnement des PVVIH dans le monde.

Dans son discours, le secrétaire exécutif du Comité national de lutte contre le Sida, Dr Abass Diakité, est revenu sur les statistiques. « L’épidémie du VIH/Sida constitue un grave problème de santé publique en Guinée où elle représente une cause importante de la mortalité et de morbidité, avec un impact négatif au plan humain, mais également sur le plan de développement économique et social. L’épidémie est de type généralisée avec une prévalence de 1,7% au sein de la population générale ; cette prévalence varie selon le sexe, elle est de 2,1% chez les femmes contre 1,2% chez les hommes ».

De nos jours, selon Dr Abass Diakité, le nombre de sites qui offrent des services en matière de conseil et dépistage volontaire est de 126. Quant aux services de prévention de la transmission mère-enfant, le nombre de sites intégrés a doublé, passant de 131 en 2013 à 323 en 2016. Pour le suivi biologique des personnes vivant avec le VIH, on dénombre 100 appareils compteurs CD4 et 21 appareils à charge virale fonctionnels dans notre pays.

 

Selon la coordinatrice résidente du Système des Nation unies en Guinée, Madame Séraphine Wakana, « L’Afrique centrale et l’Afrique de l’ouest sont toujours en arrière par rapport aux autres régions. 2 personnes sur 3 n’ont pas accès au traitement et ici en Guinée plus de 120 mille personnes sont affectées, seulement 35% ont accès au traitement », a-t-elle déclaré.

Président la cérémonie, le premier ministre chef de gouvernement, Mamady Youla a réitéré l’engagement de son gouvernement à ne ménager aucun effort pour l’atteinte de l’objectif fixé. Il a aussi invité les partenaires bi et multilatéraux à rehausser leurs contribution techniques et financières en vue d’une couverture nationale et efficace.

Par ailleurs, il affirme que : « depuis l’avènement de la troisième République, l’enveloppe budgétaire destinée à l’achat des Antirétroviraux, réactifs et autres consommables pour le traitement des personnes vivant avec le VIH/Sida croît substantiellement chaque année. »

Bhoye Barry pour guinee7.com

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