C’est dans l’objectif d’initier les étudiants à la notion du « Private Equity » que l’Université Mercure International (UMI) a organisé, en collaboration avec African Business Lawyers Club (ABLC), un atelier de formation, ce samedi 2 décembre, dans un complexe hôtelier de la place, et qui a eu pour thème « le rôle catalyseur du private equity pour le développement du secteur privé guinéen, sous la présidence de Gabriel Curtis, directeur général de l’APIP.

Fort de leur expérience, les différents intervenants, entre autres Moussa Dabo, chargé d’investissement à AFIG Funds et Olivier Buyoya, représentant de l’International Finance Corporation (IFC), ont durant de longues heures, édifié les participants, afin que ceux-ci s’approprient cette notion qui parle du capital d’investissement du secteur privé.

A leur tour, les participants, composés d’entrepreneurs et d’étudiants très intéressés, ont posé plusieurs questions, afin de mieux comprendre ce concept, nouveau pour la plupart d’entre eux.

Dans son discours d’ouverture, le président de l’Agence de promotion des investissements privés (APIP), Gabriel Curtis, a tout d’abord salué et félicité cette initiative, avant d’estimer que « ce workshop est extrêmement important pour ouvrir les perspectives qui s’offrent à la République de Guinée et particulièrement au secteur privé, je pense que le Private Equity est un moyen qui pourrait nous aider à accroitre les entreprises. »

Tout en encourageant les étudiants présents à « écouter, se former et saisir cette opportunité, surtout avec des gens ici, des connaisseurs, pour accroitre leurs connaissances, afin qu’ils puissent être des relais, des leaders, parmi les autres étudiants, pour que tout ce qui va être discuté puisse leur servir. »

A son tour, Mariame Tounkara, fondatrice de l’UMI, a expliqué le contexte, en rappelant tout d’abord que « cet évènement qui nous réunit aujourd’hui est le résultat du succès du premier workshop que nous avons organisé avec l’African Business Lawyers Club, en mai 2016 ; c’est donc à travers ce partenariat que nous accueillons aujourd’hui ces avocats d’affaires de divers horizons, ensuite il  matérialise la mutualisation des ressources disponibles en République de Guinée. »

Plus loin, il affirme : « A travers cet atelier, l’ABLC veut contribuer efficacement à combler le déficit de formation des nouvelles générations, cet exemple est à saluer et à pérenniser, car nous sommes en face d’une jeunesse responsable, consciente, une force créatrice pour un développement économique et social de nos nations. Nous souhaitons organiser chaque année une série de séminaires internationaux pour pouvoir nous ouvrir aux autres, pour pérenniser ces rendez-vous du donner et du recevoir. L’enseignement a évolué, ainsi nous avons besoin d’apprendre, mais aussi de partager nos expériences ; c’est pour cette raison que nous avons jugé utile de réunir les autorités de tutelle, les chefs d’entreprise et des étudiants de quelques universités de Conakry, pour échanger en profondeur et partager nos expériences. »

Président de l’ABLC, Alex Bebe Epale, avocat aux barreaux de Paris et du Cameroun, est revenu sur des statistiques qui prouvent que la formation de la jeunesse est primordiale et remercié la fondatrice pour la confiance qu’elle leur a portée : « C’est important, parce que dans un pays comme le vôtre qui est un pays jeune, où les 0 à 14 ans représentent plus de 41% de la population, avec un taux de natalité supérieur à 35%. Donc, il est important d’investir dans la jeunesse, dans l’éducation, dans la formation ; ce n’est pas qu’une question d’enjeu public, parce que tous les jeunes qui sont là, ce n’est pas l’Etat qui va les employer, aucun Etat ne peut faire cela. En Afrique, la principale richesse de nos pays, ce n’est pas la bauxite ni le cacao, ni le pétrole, mais c’est le capital, donc il faut investir dans cette jeunesse. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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