Le ministre de l'Enseignement Pré-U

Au cours du passage du ministre de l’Education nationale pour défendre son projet de budget pour l’année 2018, ce lundi 4 décembre 2017, à l’Assemblée nationale, l’Honorable Aliou Condé, secrétaire général de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a profité de cette occasion pour inviter le ministre Ibrahima Kalil Konaté dit K² à négocier avec les grévistes.

Selon lui, lors de la grève des enseignants en 2006, ils ont demandé aux élèves de rester à la maison. « Malgré la tension qui régnait en ville, ce que nous avons fait nous-mêmes, nous avons demandé de fermer toutes les écoles pour demander aux enfants de rester à la maison, demandé aux forces de l’ordre de rester dans les casernes. Pendant une semaine, nous avons difficilement négocié et à un moment donné, on est venu personnellement moi-même, dans cet hémicycle, pour exposer la situation entre le syndicat et le gouvernement, pour demander au président Somparé lui aussi de s’impliquer, et ensemble nous avons trouvé une solution au bout d’une semaine, et il y a eu le calme dans le pays », déclare le député Aliou Condé.

Et de rappeler : « Par la suite, quand nous nous avons quitté le gouvernement, pendant le mois de juin-juillet, il y a le déclanchement d’une grève encore, contrairement à la politique que nous, nous avons appliqué, les autres ont refusé comme maintenant, pour dire que la grève est illégale. On a lancé les enfants dans la rue et il y a eu la pagaille dans la ville de Conakry et toutes les violences. Donc, c’est pour lui rappeler qu’il sait très bien, pour lui dire illégale ou pas illégale, quand la ville est paralysée, quand les affaires ne marchent pas, quand ça nuit à la réputation de notre pays, il est de notre intérêt de s’assoir et de discuter entre nous (sic)».

Dans la phase questionnaire, l’Honorable Aly Nabé a demandé à l’Etat de « massacrer » le peuple pour que le calme revienne dans la cité. Une réaction applaudie par certains députés de la mouvance, mais dénoncée par des députés de l’opposition qui lui ont demandé de retirer le mot « massacre ». Aliou Condé en profite pour conseiller « de dire à mon frère Nabé qu’un gouvernement, un Etat, quel qu’il soit, on ne peut pas l’appeler de massacrer sa propre population ».

Bhoye Barry pour guinee7.com  

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