Ce mardi 5 décembre 2017, notre rédaction a fait un constat sur certains établissements publics, dans la commune de Matam. De l’école primaire de la Carrière-centre 1 au lycée 1er Mars, en passant par le collège Carrière, le constat est le même ; certains enseignants ont répondu présents, mais la majeure partie des élèves ont brillé par leur absence.

Au collège Carrière, sur 23 professeurs programmés, 17 se sont présentés. Selon le principal, Keita Mamady, son établissement compte « 23 groupes pédagogiques qui sont programmés tous les matins ; par exemple, la journée d’aujourd’hui, sur les 23 professeurs programmés, j’ai au moins 17 présents, ce matin. Donc, si les élèves étaient là aujourd’hui, ils allaient suivre les cours. Le cas d’hier, les cours se poursuivaient jusqu’aux bandes de 9 heures 35 comme ça, nous avons reçu des coups de pierres de l’extérieur. On a vu des jeunes en bleu-blanc et certains élèves de l’école primaire. »

Poursuivant son intervention, le principal du collège invite les parents d’élèves à libérer les enfants. Il demande aux chefs de quartiers, aux imams de chercher « à informer les gens dans les mosquées, dans les quartiers, de libérer les enfants. C’est nos enfants, c’est l’avenir de demain. Si les enfants ne sont pas là, c’est vraiment regrettable. Nous venons tous les matins, mais les enfants ne sont pas là. Ça me fait mal, quand je vois, nous sommes à la troisième semaine qu’il n’y a pas cours. A cause de quoi ? On ne sait point ».

Au lycée 1er Mars de Matam, sur les 34 salles classe, seules trois salles était occupées par manque d’élèves. Selon le proviseur, 24 professeurs ont été programmés, mais seulement 10 sont présents. Mais il y a très peu d’élèves qui sont venus. Ce qui sont venus ont été regroupés, pour qu’ils puissent suivre les cours.

Sur le plan sécuritaire, à quelques mètres du lycée, des pick-ups de la gendarmerie sont stationnés, pour empêcher tout débordement. Au collège Carrière, aucun agent de la sécurité n’était présent. Selon le principal, même si les enfants sont allergiques aux forces de l’ordre, depuis les mouvements, ils n’ont personne pour sécuriser l’établissement.

Toutes nos tentatives pour avoir la réaction de certains élèves et enseignants sont restées vaines.

Bhoye Barry pour guinee7.com         

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