Abdourahmane Sanoh

La rébellion du syndicaliste Aboubacar Soumah ne cesse de nous révéler ses secrets. Après les authentiques preuves fournies quant au soutien financier et matériel que lui apporte un parti de l’opposition, il est désormais établi que le dirigeant de la Plate-forme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), Abdourahamane Sanoh, l’homme des foires, est un soutien ferme au syndicaliste pour ne pas dire qu’il est son mentor. L’homme qui a été connu depuis qu’il organise des foires à l’esplanade du palais du peuple, a des ambitions démesurées. Ministre de l’Agriculture sous le régime de Dadis Camara, il avait démissionné après les massacres du 28 septembre, intelligeant et voyant le vent tourner. Komara, alors Premier ministre qui n’avait pas démissionné, s’est senti trahi car c’est lui qui avait imposé Sanoh à Dadis qui n’en voulait pas.

Ne pouvant s’exposer publiquement, il se cache aujourd’hui derrière les syndicats pour les pousser à des revendications fantaisistes. Objectif : Faire tomber le régime actuel et recommencer une nouvelle transition dans le but de se positionner comme président d’un CNT ou ministre d’Etat qui aura un budget colossal à gérer. Le temps d’une transition d’un an, il pourra se faire un beau coussin d’argent. C’est cela la stratégie, rendre le pays ingouvernable pour arriver à ses fins. C’est le même Abdourahamane Sanoh qui avait incité les syndicalistes à aller en grève lorsque les militaires avaient bénéficié d’une augmentation, l’unique fois, de 20% alors que les travailleurs eux ont été augmentés trois fois depuis l’arrivée du professeur Alpha Condé.

Interpellé par la presse sur la déclaration du chef de l’Etat interdisant aux médias de donner la parole à Aboubacar Soumah, Abdourahamane Sanoh avait déclaré : «Nous pensons que la presse doit pouvoir donner la chance à tout le monde de s’exprimer, c’est cela la démocratie. Nous avons des acquis que nous n’allons pas remettre en cause. Nous de la société civile, on aimerait vraiment compter sur la responsabilité de la presse pour faire en sorte que personne ne soit brimé dans son droit de s’exprimer». C’est un soutien qui n’est pas implicite mais explicite à l’endroit du syndicat rebelle rejeté par toutes les centrales syndicales et mouvements syndicaux.

Ce mardi 5 décembre, Aboubacar Soumah a été invité par tous les syndicats à faire une déclaration à la bourse du travail levant ‘’son’’ mot d’ordre de grève. Avec pour garantie qu’il ne serait pas arrêté ni poursuivi mais à condition de rejoindre son lieu d’affectation en qualité de DPE. Le ‘’rebelle’’ semblait être dans de bonnes dispositions mais a demandé à consulter sa base ou à tout le moins ses conseillers. Il ne s’est pas, évidemment, présenté pour lever sa grève. Ses conseillers, au premier desquels figure Abdourahamane Sanoh, ont dû lui en dissuader. Selon des informations recueillies auprès de certains dissidents de la grève, c’est Abdourahamane Sanoh qui héberge dans un de ses repaires le syndicaliste rebelle. Mais aujourd’hui le masque est tombé même les accointances avec certains médias qui font tout sauf du journalisme. Car c’est peu dire que les médias, dans cette mini crise sont l’objet de convoitise. A qui mieux-mieux, l’on tente de les caporaliser, de les manipuler pour en faire de simples instruments de propagande ou des armes de destruction massive. Il y a dans l’air quelque chose de pourri.

La campagne médiatique orchestrée dans cette affaire par certains médias n’a pas pour but la manifestation de la vérité. Elle sert plutôt à divertir l’opinion nationale et à créer une atmosphère insurrectionnelle. Parce que fondée sur des a-prioris, des faits non établis, des informations colportées par la rumeur, etc. Est-ce de bonne foi ou est-ce délibérément ? Seules des confessions, qui ne viendront jamais, permettront de faire la part des choses.

Parce que, il y a tellement à dire dans cette affaire que d’aucuns ont appelé un «véritable panier à crabes». Tout y passe : associations de la société civile de diverses natures des plus insignifiantes aux plus représentatives, syndicats jaunes, partis politiques… Il suffit de le vouloir pour en faire partie. L’air était à la mode jusqu’à ce que les intérêts antagoniques des uns et des autres aient obligé certains à aller voir ailleurs.

En attendant ce sont nos enfants qui souffrent de cet anarcho-syndicalisme et de la récupération politique. J’y reviendrais.

Fodé Sylla, syndicaliste

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  1. Ce site web est sur le point de se decomposer en termes de rigueur. Ne publiez pas de tels commentaires qui ne sont que des accusations mensongeres. Chacun a son avis mais ce n’est pas une raison de donner une plateforme a des esprits sournois et tordus de tirer sur les gens comme dans le cas de SANOH. Ce monsieur est un guineen INTEGRE. Il y a un bon nombre de guineens quoi que silencieux qui reconnait ses valeurs et les actes qu’il a poses dans l’histoire recente de notre pays.

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