Le Réseau des femmes africaines, ministres et parlementaires de Guinée (REFAMP) et la COFFIG/DCPD ont tenu une conférence, ce mercredi 6 décembre, à la  Maison de la presse de Coléah, pour parler de leurs projets, et particulièrement de la semaine de mobilisation sociale dans les 5 communes de Conakry et le Km 36 qui se tiendront du 06 au 13 décembre 2017.

Sous le thème ‘’la case de veille dit STOP aux viols des filles mineures en Guinée’’, la présidente du REFAMP et du COFFIG/DCPD, Dr Makalé Traoré, a dénoncé les viols dont sont victimes les enfants et les jeunes filles en Guinée. « Alertée d’abord par les medias, la structure s’est fait l’écho de très nombreux cas de viols sur les filles mineures dont des bébés.  Interpellée par les données de l’OPROGEM, 119 cas de viols ont été enregistrés en 2016 ; et 123 cas pour les six premiers mois de 2017 ; et ces deux structures ont décidé de prendre sur le terrain, l’exacte mesure de ce fléau ». L’activité a permis de mobiliser 5.272 personnes des deux sexes et de répertorier 783 cas de viol sur les mineures dont l’âge varie de quelques mois à 14 ans.

Accompagnées de plusieurs autres femmes, du 20 au 27 septembre 2017, ces deux structures ont réalisé, dans les cinq préfectures de la région administrative de Kindia, une sensibilisation avec l’offre de services à travers l’installation des « cases de veille des femmes » regroupant en un seul lieu les services de la police, de la santé, l’assistance sociale et la justice, pour expliquer aux populations comment se comporter en cas de violences en général et en cas de viols en particulier        .

Face à l’ampleur du phénomène des violences basées sur le genre, un faible échantillonnage dans la seule région administrative de Kindia peut donner une idée de chiffres exponentiels qui pourraient résulter d’une enquête à l’échelle nationale. C’est pourquoi, le REFAMP et la COFFIG se proposent d’organiser dans les 5 communes de la capitale et le Km 36, du 6 au 13 décembre 2017, une semaine de mobilisation sociale contre le viol des filles mineures. Pendant 8 jours, 200 femmes seront déployées et feront du porte à porte, en vue de mobiliser l’opinion contre le viol des filles mineures ; informer sur les conséquences du viol sur la vie présente et future des filles ; traduire les coupables en justice et arriver à une véritable criminalisation du viol en Guinée.

Le REFAMP promet l’implication de la justice, pour enfin briser le silence dans les familles et rendre justice aux victimes.

Fatoumata Kaba pour guinee7.com

 

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