Le président Alpha Condé a présidé, ce mercredi 20 décembre, la cérémonie d’ouverture de la première édition de Guinée Business Forum (GBF), une plateforme nationale du dialogue public privé pour l’amélioration de l’environnement des affaires. Placée sous la houlette du gouvernement, à travers le ministère de l’Industrie, des PME et de la Promotion du secteur privé, cette cérémonie a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, des chefs d’entreprises, des acteurs de la société civile, etc.

Boubacar Baryy

Dans son discours de circonstance, le ministre de l’Industrie, des PME et de la promotion du secteur privé, Boubacar Barry alias BIG-UP a rappelé que cet événement est le couronnement des travaux entamés depuis 2014 et poursuivis inlassablement à travers de multiples travaux tant en Guinée qu’à l’extérieur, « jusqu’à la signature par Son Excellence monsieur le Premier ministre de l’arrêté définissant les objectifs du groupe Guinée Business Forum ».

Selon lui, le secteur privé constitue dans la politique du gouvernement le levier de la création de richesses et d’emplois. « Cette politique impulsée par son excellence le président de la République et qui fait du secteur privé le socle du développement de la Guinée, s’illustre par la création des structures dédiées à la promotion du secteur privé et de l’investissement, ainsi qu’au renforcement du partenariat public privé », a-t-il souligné.

Avant de poursuivre : « Le dialogue public privé s’inscrit dans une dynamique de responsabilité partagée entre les services publics et les secteurs privés, pour appliquer les réformes adoptées de manière consensuelle, afin de favoriser un climat favorable aux affaires et attractif pour les investisseurs. »

….ce jour est un de ces jours à marquer avec une pierre blanche

À en croire le ministre BIG-UP, cette instance de concertation connaîtra d’une part, la participation du secteur public à travers un comité public de réformes, composé des hauts cadres de l’État, représentant les différents services des départements ministériels. Et d’autre part la participation des chefs d’entreprises du secteur privé à travers un organe consensuel dénommé, plateforme de concertation du secteur privé guinéen.

De son côté Aissatou Béavogui, directrice de GAC, a au nom du secteur privé affirmé que : « ce jour est un de ces jours à marquer avec une pierre blanche. Il marque assurément un tournant dans l’histoire économique et sociale de notre pays. Ce ne sera pas un chemin facile, car il faudra à chacun des acteurs de ce dialogue d’accepter les contraintes, les problématiques des uns et des autres. C’est ainsi que nous développerons une culture du dialogue public privé, un sens aigu du service public et de la responsabilité sociale des entreprises. »

« Nous partageons tous aujourd’hui la conviction que le secteur privé est le moteur de la croissance de notre pays. Il crée des emplois et la richesse et il le fait malgré les difficultés qu’il peut rencontrer. La crise Ebola a démontré à suffisance la résilience du secteur privé guinéen, qui aurait pu disparaitre avec la pandémie. Cette vitalité que nos entrepreneurs mettent au service de tous doit être boostée par l’État, à qui il revient de faire disparaitre par la loi et le règlement tous les facteurs visant à étouffer cette force vitale, dans le respect des règles de la concurrence de cette vitalité », a-t-elle ajouté.

Pour sa part, le président Alpha Condé a, en plus des autres obstacles, mis un accent particulier sur le manque de projets bancables, qui selon lui empêche souvent l’État à financer le secteur privé : « Il faut reconnaitre, et l’Etat et les hommes d’affaires guinéens ont un handicap, c’est la capacité de présenter des projets bancables. Nous sommes en train de le résoudre au niveau de l’État, nous avons signé dernièrement avec la Côte d’Ivoire un accord et en mi-janvier nous allons envoyer 21 cadres de haut niveau en Côte d’Ivoire qui vont travailler sur des projets et qui vont revenir nous accompagner. Donc nous allons donner la capacité de faire des études bancables afin que les 20 milliards que nous avons obtenus avec la Chine ou les 21 milliards que nous avons obtenus à Paris soient effectivement consommés dans le cadre du plan quinquennal. »

« Il est important aussi que nos amis de la SFI et autres nous accompagnent pour aider les hommes d’affaires privés guinéens à monter des dossiers bancables, parce qu’aujourd’hui ce n’est pas l’argent qui est difficile d’avoir. Il y a l’argent mais c’est des projets sérieux et bancables, s’il y a ces projets vous aurez le financement, parce que le financement n’est pas difficile », a fait savoir le Président de la République.

Par ailleurs cette cérémonie qui s’est tenue dans un réceptif hôtelier de la place a pris fin par une prestation du célèbre groupe de la musique traditionnelle, les Zawagui.

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com   

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