Aboubacar Sylla

Lors de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti le 16 décembre dernier, le président de l‘Union des forces du changement (Ufc), Aboubacar Sylla  s’est insurgé contre le musèlement de la presse. L’ancien ministre de la Communication a également dénoncé la mauvaise foi de certains acteurs politiques qui tenteraient à mettre à leur actif, la libéralisation de la presse en Guinée.

D’entrée de jeu, Aboubacar Sylla dénonce le comportement de l‘Etat vis-à-vis de la presse. Selon lui « le conflit est devenu maintenant une sorte de règlement de compte entre l‘Etat et la presse. On a réveillé des dettes qui dormaient depuis des années pour en faire l’alibi et aller sévir contre la presse. Il y a des arrières pensées de musèlement de la presse, à l’Ufc nous le dénonçons. La presse peut être sûre qu’elle peut bénéficier de la solidarité d’un parti comme l’Ufc qui est dirigé par une personne qui s’est battu pendant de longues années pour la liberté de la presse dans ce pays», a-t-il indiqué. Poursuivant, le leader de l’Ufc estime que « la chasse aux sorcières qui est actuellement en cours qui s’adosse bien attendu à des dispositions légales et réglementaires n’a pas lieu d’être. L‘Etat aurait dû passer l‘éponge sur ces dettes et redéfinir avec les associations de presse un nouveau barème, une nouvelle réglementation dans ce domaine et désormais soumettre les medias aux règlements réguliers maintenant des dûs à l‘Etat en matière de taxe et d’impôts», a-t-il souligné.

Dans son speech, l‘ancien ministre de la Communication est revenu sur la libération de la presse. Selon lui, certains acteurs politiques jetteraient de la poudre aux yeux de la population quant à la libéralisation de la presse en Guinée.

« Je dis souvent que la  Guinée est un pays d’imposteurs. C’est un pays où chacun se fait passer pour ce qu’il n’est pas où les vrais acteurs du développement du pays sont oubliés. J’entends aujourd’hui des leaders politiques réclamer la paternité de la liberté de la presse en Guinée ou de la libéralisation des ondes. En 2006 C’est moi qui ai posé ma signature sur les premiers agréments de radios privées en Guinée. Il y a eu un blocage au niveau du ministère des Télécommunications, je sais le combat que j’ai mené contre le ministre qui était là, je connais le courrier que j’ai échangé avec qui pour le mettre devant ses responsabilités, pour lui dire que s’il continuait à bloquer, je le jetterai en pâture à l‘opinion publique internationale et nationale», martèle Aboubacar Sylla, avant d’ajouter. « Aujourd’hui, il y a des personnes qui font de la récupération pour se donner la paternité de la libération des ondes en Guinée. Je suis obligé d’en parler parce que j’entends beaucoup de choses dans les medias, les gens se donnent des pouvoirs, des mandats qu’ils n’ont jamais eus, qu’ils n’ont jamais reçus pour avoir bonne conscience, alors qu’au contraire, il faisait partie de ceux qui étouffaient les médias», déclare e président de l‘UFC.

Sadjo Diallo (L’Indépendant)

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