À quelques jours de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la république de Guinée, l’ancien Premier ministre, chef du gouvernement, Lansana Kouyaté, s’est prononcé sur les préparatifs de cette fête nationale, prévue cette année à Conakry.

Au micro de nos confrères de l’émission « Les Grandes Gueules » d’Espace FM, le président du PEDN (Parti de l’Espoir et du Développement National) a fait savoir que « le 60ème anniversaire, tout comme chaque décennie, doit être célébré dans la dignité et surtout dans la grandeur de notre histoire, d’avoir accédé en tant que premier pays des colonies françaises à l’indépendance. Ce sont des moments de rappel, de joie, mais c’est aussi des moments pour voir ce qui a marché et ce qui l’a moins été ».

Selon lui, « célébrer un anniversaire, ce n’est pas improvisé. Il s’agit de prévoir ce qui doit être fait et dans une organisation parfaite. Pour le 50ème, j’ai entamé la préparation, mais je n’y étais plus au moment où ça s’est mis en place et tout cela parce qu’on s’installe dans une médiocrité, dans une routine qui ne permet pas une évolution, même dans la préparation des évènements qui sont les plus importants. Pour le 50ème anniversaire, avant la date, j’avais dit que si à cause de nos querelles internes, on ne célèbre pas le 50ème anniversaire, dans deux ans, les autres pays vont les célébrer et ça serait pénible pour nous de les regarder. On ne m’a pas écouté et il y a eu ce que je n’aimerais plus rappeler et tout le monde a vu ce que cela a donné ».

S’agissant des préparatifs du 60ème anniversaire de l’indépendance guinéenne, qui tardent à se faire remarquer sur le terrain, Lansana Kouyaté déclare : « ce qui ne marche pas, c’est que véritablement, les Guinéens peinent à se considérer comme une nation ; les Guinéens croient qu’une fois qu’une erreur est commise par le chef d’État ou par un gouvernant quel qu’il soit, que ça ne peut plus s’effacer, qu’on ne peut plus l’oublier, qu’on ne peut plus avoir de pardon. Tous les grands pays que vous voyez aujourd’hui, ont des histoires cent fois plus douloureuse que la Guinée ».

Pour cet ancien Premier ministre, il faut que les Guinéens s’accordent sur ceci : « Notre futur doit être dessiné sur la base de l’histoire ». Avant de conclure par ces mots : « Il fut un moment où on n’entendait pas trop ces divisons ethniques, régionalistes, mais on les entend aujourd’hui, parce que c’est devenu un instrument aux mains de ceux qui ne veulent pas que la Guinée aille de l’avant ».

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com  

 

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