Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui se tiendra vendredi à Dakar, devrait accélérer le processus d’intégration économique des 15 pays membres de cette organisation, selon le président de la commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo.

Le sommet devrait en effet adopter le Tarif extérieur commun (TEC), prélude à une union douanière et à des politiques commerciales communes, a indiqué M. Ouédraogo, au cours d’une rencontre avec des journalistes, mercredi à Dakar.

Le TEC viendrait ainsi compléter les décisions prises lors du sommet d’Abuja, au Nigeria, les 17 et 18 juillet 2013 et qui portaient sur l’accélération du processus d’intégration communautaire à travers la réalisation d’infrastructures énergétiques et routières, a-t-il précisé.

« En réalité, l’architecture du TEC avait déjà été adoptée en début juin, mais l’architecture de la répartition des produits n’avait pas été complètement approuvé », a-t-il indiqué.

« Si le sommet approuve le TEC, nous pensons que c’est le grand bon en avant dans l’intégration économique en Afrique de l’Ouest », a souligné M.Ouédraogo.

Au terme du processus de finalisation du TEC, la CEDEAO deviendra une union douanière et reconnue comme telle par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Le TEC, plafonné à 35%, modifiera la nomenclature des droits et obligations des pays de la région, selon M. Ouédraogo.

Le sommet de Dakar vise par ailleurs, a-t-il indiqué, à renforcer et à accélérer le processus d’intégration des marchés. Il sera également l’occasion d’entreprendre une série de consultations entre la commission de la CEDEAO avec les Etats membres pour aplanir les difficultés.

Le sommet de Dakar ne va pas occulter l’important chantier de l’intégration monétaire au sein d’une communauté qui compte huit monnaies différentes, a-t-il affirmé.

« Nous attendons de ce sommet un véritable renforcement de la politique intégration monétaire », a précisé le président de la commission de la CEDEAO.

Il a en outre indiqué qu’il fera une présentation aux Chefs de l’Etat des grandes lignes des négociations avec l’Union européenne sur les Accords de partenariats économique (APE). Il a rappelé que pour sa commission, les APE entre les Etats de la CEDEAO et l’UE ne doivent pas être des accords « asymétriques ».

« Pour nous, il n’y a pas d’accord de développement qui ne promeut pas de développement économique. Pour nous, le développement économique, c’est d’abord favoriser l’intégration régionale. Il faut que les APE soient des instruments d’intégration et non des instruments de désintégration » et aident « à réajuster l’économie africaine », a expliqué M. Ouédraogo.

Outre l’allocution de bienvenue de Macky Sall, président du pays hôte, le sommet de Dakar sera marqué par le discours d’ouverture de l’Ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, et par la déclaration du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo.

Créée en 1975, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est un regroupement régional de 15 pays: Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.

Sa mission est de promouvoir l’intégration économique dans  » tous les domaines de l’activité économique, notamment l’industrie, les transports, les télécommunications, l’énergie, l’agriculture, les ressources naturelles, le commerce, les questions monétaires et financières, les questions sociales et culturelles ».

Xinhua

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