Le président Alpha Condé n’arrêtait de se plaindre : ‘‘J’ai hérité d’un pays et non d’un Etat.’’ Du coup il avait décidé d’organiser le pays en Etat. En un mot ou mille, faire appliquer la loi ; ramener l’ordre.

Sur le terrain, cette volonté du président Condé est restée comme un vœu pieux. Pire qu’avant, l’Etat s’est cassé. Pour un oui ou pour un nom un quidam peut troubler la quiétude de la population. Sans qu’il ne soit inquiété. Se rendre justice est devenu le comportement le mieux partagé en Guinée. Ici aussi, un syndicaliste frustré peut mener tout le monde en bateau et occasionner des troubles qui se soldent par des morts et le viol. Sans qu’une poule ne bouge sur ses œufs, comme on dit dans le terroir. Pour tout dire, ‘‘c’est la chienlit !’’ comme l’a reconnu le président de la République lors de sa dernière rencontre avec les syndicats, le patronat, les parents d’élèves et les patrons de l’audio-visuel privé.

Excédé par le comportement du ‘‘syndicaliste rebelle’’, un certain Soumah, le président a reconnu que ‘‘la Guinée est devenue aujourd’hui, un pays sans Etat’’ où ‘‘chacun fait ce qu’il veut’’ (dixit). Vous avez dit aveu d’impuissance ?

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com   

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