Accueilli, ce lundi 11 juin, dans les locaux de la Maison de la Presse par les professionnels des medias guinéens, le nouveau ministre de la Communication, Amara Somparé, a, lors de cette prise de contact, rappelé aux journalistes qu’ils ont des droits, des devoirs, tout en mettant le doigt sur certains dysfonctionnements dans la presse.

Il a d’entrée de jeu fait remarquer qu’ « il y a des droits, mais aussi des devoirs, les deux vont ensemble. Il y a quelque-chose que je reproche très souvent aux journalistes qui animent les débats. On a un problème dans ce pays ; on pense que pour être critique, être dans le vrai, il faut être désinvolte, être incorrect. On peut être critique sans être incorrect, on peut être critique sans être incorrect vis-à-vis des autorités ».

Prenant exemple sur les journalistes de l’extérieur, notamment Anne Sinclair qui animait l’émission 7sur7 : « Je connais beaucoup de journalistes en Europe qui sont beaucoup plus virulents dans le débat, mais qui n’ont jamais été irrespectueux vis-à-vis d’une autorité, qui n’ont jamais été désinvoltes. Anne Sinclair était très dure en interview, elle ne laissait pas du tout la place à son invité de s’installer dans le confort, mais elle n’a jamais été incorrecte, toujours respectueuse ».

En ce qui est des disfonctionnements, il remarque : « Malheureusement dans ce pays-là, on a perdu cette notion de respect de l’autorité, de la hiérarchie, et c’est pour cela j’ai dit qu’il faut qu’on réinstaure un cadre serein de travail. Les journalistes que vous êtes, qu’ils soient d’accord ou pas avec ce que le pouvoir central effectue, ne doivent pas oublier que moi qui suis en face de vous, j’incarne une parcelle de l’autorité de la république de la Guinée en ma qualité de ministre. Ce n’est pas Amara Somparé qui est important, c’est la fonction qu’Amara Somparé incarne que vous devez respecter. Si vous vous dites Guinéens, vous avez le passeport guinéen, vous respectez la patrie guinéenne, vous devez respecter les dépositaires de cette autorité politique, qui sont les administrateurs de ce pays. C’est extrêmement important. C’est de là déjà qu’on va réussir à désamorcer le climat de tension qui s’est installé. Quand j’écoute parfois  ‘’les Grands Gueules’’, je suis désolé, mais le ton qu’ils emploient, qui est quand même très (…), il faut qu’on revoie cela tous ensemble, et que chacun d’entre nous accepte de faire un pas vers l’autre ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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