En temps de crise, le sage construit le  pont et le fou érige des barrages.

L’aveuglement des politiques et l’entêtement des soi-disant hommes forts, qui décident de l’avenir des peuples, n’obéissent pas toujours aux exigences de la logique et du bon sens.

Mieux vaut un raccommodage qu’un trou. Un général avisé est circonspect. Il préfère réussir par la stratégie. Car l’essentiel pour lui, c’est le but final.

N’aimons-nous pas dire à chaque occasion que la meilleure stratégie contre l’urgence est l’anticipation ? Alors, c’est ce que vient de prouver le Ministre d’État, Conseiller Personnel du Président Alpha Condé dans la crise syndicale que traverse le pays.

Tibou a pris le devant et a évité au  gouvernement, sa déconfiture accélérée dans la tempête syndicale qui allait lui donner du poivre à moudre.

Le gouvernement a longtemps pêché par son refus catégorique de reconnaître la légitimité du groupe syndical conduit par Aboubacar Soumah et encore moins d’engager tout dialogue avec lui. Malgré, l’intervention des leaders religieux, aucun engagement n’a été respecté par le gouvernement.

Ce refus a mis le gouvernement jambes en l’air et le groupe des ‘’rebelles et sauvage syndicalistes’’  bénéficiait sur le terrain de l’adhésion des masses laborieuses. Seul Dieu savait ce qui allait en venir ! Car la température est passée à une vitesse inestimable. Il y avait de l’électricité en l’air !

Loin de prétendre marcher sur les plates-bandes de qui que ce soit ou s’offrir les honneurs d’un quelconque succès,  le Ministre d’État Tibou Kamara avec pugnacité et sagacité, parvient encore comme il l’a toujours été d’ailleurs, à appâter les meneurs de crise. Et très loin d’un m’a-tu-vu, le Ministre d’État a agi dans l’ombre et sans bruit à amener les deux camps à un meilleur sentiment. Comme il aime à le dire : « Mon rôle n’est pas de décider, mais, de dire vrai en toute responsabilité avec les mots qu’il faille au chef de l’État ». Avec le chef de l’État : « Ma façon de lui rester loyal est de lui donner  mon avis sur des sujets d’actualité, sans aucun sentiment d’influencer ses décisions. C’est à partir de là, et après avoir consulté dès fois d’autres, qu’il prend des actes qui lui semblent bons. Et je me réjouis de constater que le Président partage avec la plus grande lucidité dans la plupart, mes avis ».

Tibou ne décide pas. Il est sollicité à l’image de tout autre Conseiller mais à la différence, il ne ment pas pour se faire plaire ni pour paraitre en flatteur auprès du Président.

Certains doutaient de sa méditation, car on estimait que là où les religieux ne sont pas parvenus à faire fléchir le pouvoir de Conakry, ce n’est pas à un simple Conseiller de le faire plier. C’est vrai qu’Alpha Condé écoute tout le monde mais, il ne suit pas ce que tous  lui disent. Il arrive dans la plupart des cas à faire le discernement positif.

Le Conseiller Personnel a vite compris qu’on ne pousse pas à bout un homme aux abois. En connaissance bien de la maxime qui nous dit : « Les bêtes sauvages, lorsqu’elles sont aux abois, se battent avec l’énergie du désespoir. Combien ceci est plus vrai encore, s’agissant des hommes ! S’ils savent qu’il n’y a pas d’autre solution, ils se battront jusqu’à la mort’’. Et plus personne ne parlera de remords. Car, le remord est comme une morsure d’un chien sur une pierre et, ceci n’est qu’une simple bêtise.

Aux mouchards du palais ou aux défenseurs hypocrites sans raison, de comprendre que la colère de l’eau chaude ne brûle pas une pierre. En d’autres termes, les émotions du fou n’affectent pas la raison d’un sage. C’est comme pour dire que la vraie vertu n’écoute que le cri de l’honneur. Et l’honneur veille toujours sur les actions du sage.

Plus il rencontre d’obstacles à surmonter, et plus il s’acquiert de réputation. Et la preuve de tout cela est que Tibou Kamara est salué par la frange syndicale qu’on traite de sauvage et d’illégale. Selon elle, le Conseiller Personnel du Chef de l’État est le seul ou l’un des rares à dire toute la vérité à notre ‘’fama’’ !

En attendant de trouver une solution définitive à la crise syndicale avant la date butoir, le PRAC doit revoir son gouvernement et affecté à chacun le poste qu’il mérite.

Wassalam !

Habib Marouane Camara

Journaliste et analyste politique

 

 

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