C’est le local du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation et sous la houlette de son ministre Gal Bouréma Condé, que les différents membres du comité de suivi, se sont réunis pour la 23ème session, ce lundi 7 mai.

L’ordre du jour portait essentiellement sur le contentieux électoral, la loi sur la CENI et la situation du fichier électoral. C’est après s’être longtemps concerté, que les différents acteurs ont au sortir de la salle, fait le compte rendu.

Le président de la commission, le Gl Bouréma Condé dira que les négociations vont reprendre dès après demain, encore avec la communauté internationale qui est à nos côtés. Il soutient qu’il ne faut pas confondre avec des experts venus du bout du monde. « c’est des gens qui vivent notre quotidien, rassurent-il. Et d’ajouter : « Nous pensons que nous allons finalement sortir de ce tunnel, dans lequel nous n’avons que trop duré. J’ai posé un postulat, ce n’est pas un procès, ce n’est pas non plus la remise en cause de ce que la CENI a faite, je n’en ai ni le pouvoir ni l’habileté, il ne me reste que la négociation et c’est dans cette dynamique que je suis depuis qu’on a commencé. Le premier jour que vous m’aviez interviewé, j’ai dit négociations, vous m’interrogerez demain, je dirais négociations et après-demain, négociations. Le comité de suivi n’a aucune possibilité, aucun pouvoir d’intenter un procès, ou ouvrir un procès sur des dossiers purgés par les magistrats. »

Pour sa part, le représentant de l’opposition républicaine, Mamadou Cellou Baldé a estimé qu’il est nécessaire de mettre en avant les exécutifs communaux pour amorcer le développement des collectivités locales. « Mais également la nécessité de se tourner vers des questions essentielles, notamment la question sur la CENI, mais aussi l’audit du fichier électoral. Pour le moment ce n’est que le principe qui est annoncé et les modalités de ce qui va être fait. Nous avons décidé de nous retrouver encore le mercredi dans cette commission spéciale élargie aux experts, pour voir la faisabilité de cette solution négociée.»

A son tour, l’honorable Amadou Damaro Camara de la majorité présidentielle a estimé que  l’ordre du jour était le contentieux électoral, la situation du fichier électoral, la loi sur la CENI. « Pour la loi sur la CENI, on a déjà constitué une commission tripartite entre les 3 groupes parlementaires. Nous avons déjà produit et échangé des moutures de ce qui pourrait être la loi sur la CENI, l’amendement de la loi 016. Ensuite pour ce qui concerne l’audit du fichier, la même commission va d’abord recevoir la CENI pour voir techniquement, ce qui doit être fait au niveau de la révision et de l’audit du fichier. Pour ce qui concerne le contentieux depuis plus d’un mois que nous sommes là, nous avons examiné ce problème dans tous les aspects. Nous à la mouvance, nous nous sommes dit:  » nous ne devons prendre aucune solution qui ira dans le sens de l’affaiblissement de la consolidation de notre jeune démocratie ». Quand on a installé les institutions républicaines, il faut apprendre à les respecter, c’est ça la démocratie. Par ailleurs que l’on dise que les magistrats aient été indélicats, c’est possible mais quand on n’est pas content du jugement, il y’a le Conseil supérieur de la magistrature devant lequel on porte plainte contre le magistrat présumé indélicat. C’est le seul organisme qui est à se prononcer, on ne va pas dans la rue pour demander à ce que l’on change les arrêts de la justice. Ceci étant, nous avons demandé de conseils à nos partenaires au développement au niveau des experts qu’ils nous ont fait des propositions de négociations basées exclusivement sur les résultats proclamés par la CENI et confirmés par la justice, c’est la seule voie qui ne violerai pas la loi. Ce n’est pas parce que ceux qui sont en charge de l’application de la loi, ont violé la loi que la loi est abrogée, la loi reste toujours forte dans son application. Et le mercredi nous allons nous retrouver pour voir concrètement qu’est-ce qu’il faut faire au niveau de l’exécutif de ces communes en cause, il s’agit de 12 communes, 6 urbaines et 6 rurales », a-t-il affirmé.

Quant à lui, l’honorable Deen Touré de l’UFR, a indiqué que : « Nous avons encore parlé sur les différends qui ont été signalés et dont les solutions doivent être trouvées normalement bientôt. Nous avons aussi parlé de l’audit du fichier, de la loi de la CENI qui doit être élaborée au niveau de l’assemblée nationale. Pour les deux sujets, CENI et audit du fichier, la commission qui est constituée au niveau du parlement entre les 3 groupes parlementaires est en train de travailler pour mettre une proposition sur la table. Concernant les différends électoraux probablement la semaine prochaine, il y aura une dernière séance de travail en la matière et on espère aboutir à une solution qui pourrait sans doute apporter le consensus pour tous les membres du comité de suivi. Nous avons le sentiment qu’il y a une ambition et que les lignes ont réellement bougé. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

 

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