Il y a quelques jours, M. Sansy Kaba Diakité, commissaire de l’évènement Conakry capitale Mondiale du livre, faisant fièrement le bilan, a répondu à l’une de nos questions. Celle de savoir qu’est-ce qu’il répond à ceux qui pensent que l’évènement CCML n’a pas eu d’impact?

Il a au préalable, dressé la liste de quelques acquis de cette mandature littéraire comme la reconstruction de la bibliothèque du professeur Djibril Tamsir Niane, la bibliothèque nationale, la construction et l’alimentation de plusieurs points de lecture, et de nombreuses réalisions d’amitié littéraire que la Guinée est parvenue à tisser avec d’autres pays et institutions.

Il a estimé que leurs objectifs ce n’était pas de résoudre tout le problème du livre en république de Guinée, mais c’était de revenir. « Toutes les structures liées au livre, se sont réveillées : les éditeurs, les libraires, les bouquinistes, les bibliothécaires, les écrivains. Nous avons fait tous les grands salons su livre du monde, avec un stand, république de Guinée, Conakry capitale mondiale du livre pour parler de notre littérature, nos professionnels du monde du livre ont voyagé, voilà ce qu’on rêvait pour notre pays. », a-t-il ajouté.

A la question de savoir ce qu’il pense des détracteurs, il a insisté que c’est à eux de créer un autre projet et de faire de cela des échos. ´´ Nous on a fait notre projet. On trouve qu’on a eu de l’écho sur le plan international. Livre hebdo a consacré des choses sur la Guinée, France 2. Avec tous çà, s’il n’y a pas eu d’échos, eux peuvent faire des projets plus ambitieux, pour que cela ait de l’écho. En tout cas, nous sommes tous guinéens, nous sommes tous des citoyens, ils peuvent aussi imaginer, réfléchir pour faire d’autres choses pour leur pays, parce que c’est notre pays à tous. Nous on a pu faire ce qu’on a pu. La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Ce qu’on a pu donner, on l’a donné. Maintenant à eux aussi de jouer leur partition. Mais on n’avait pas pour ambition de faire pour le bas peuple, ce n’est pas notre rôle. Il y a un ministère, il y a une direction nationale du livre, c’est à eux d’aller voir le bas peuple’´, s’est-il défendu.

Enfin, ‘‘nous nous donnons dix autres années pour faire de Conakry capitale africaine du livre. On ne peut pas s’autoproclamer capitale africaine du livre, c’est aux autres de nous dire qu’on l’est. Nous nous sommes mis les bases, pour que Conakry soit capitale mondiale du livre. A nous, à vous, au président, aux ministres, aux citoyens guinéens de se battre pour que Conakry soit capitale africaine du livre. Nous avons fait ce qu’on pouvait faire pour que l’espace soit créé, pour que Conakry puisse vraiment rayonner sur le plan national et international’’, conclut-il.

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Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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