Ce vendredi, le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby, s’est rendu à la famille de Thierno Alimou Barry, tué dans les violences post-électorales survenues le 5 février dernier à Kindia. Il a présenté ses condoléances à la famille, au nom du président de la République et du gouvernement.

El hadji Boubacar Barry, porte-parole de la famille, s’est réjoui de la présence du ministre à leurs côtés pendant cette épreuve douloureuse, avant de déclarer qu’ils sont « rassurés que justice sera rendue pour déterminer les coupables ».

« Maintenant, à ce siècle-là, dire que tel n’est pas né ici, il n’est pas de cette zone, il n’est pas Soussou, il n’est pas Malinké, il est Guerzé, ceci cela ne devrait pas exister dans le vocabulaire guinéen. Mais c’est ce qui est tout à fait différent de ce qui se passe ici », regrette El hadji Boubacar Barry.

Le ministre Gassama Diaby a tenu à rassurer la famille du défunt, qui se sent aujourd’hui ségrégée dans cette préfecture, du fait qu’ils sont originaires d’ailleurs, que chaque Guinéen est chez lui partout en Guinée.

« Ceux qui disent, à Kindia il y a une communauté qui est venue s’installer ; elle n’a pas le droit de prétendre à un poste de responsabilité ; ces propos sont inacceptables. Absolument horrible », réagit Khalifa Gassama Diaby, avant de préciser qu’ « il faut que ça soit très clair, Kindia, tant que Kindia sera dans la Guinée, Kindia appartient à tous les fils de la Guinée. Il n’y a pas de Guinéens étrangers à Kindia. Il n’y a pas à Boké, à Conakry, à Pita, à Kankan, à Kouroussa, à Nzérékoré ; chaque Guinéen, où il s’installe en Guinée, est chez lui. Ceux qui soutiennent cela sont ceux-là qui tentent de détruire ce pays et qu’on leur dise qu’on ne les laissera pas faire ».

Il a par ailleurs invité les notabilités de l’ensemble du pays à « mettre fin à ce genre de propos ; c’est mettre l’huile sur le feu, et ces propos ne sont pas dignes de la place qui doit être les notables, les sages et politiques du pays. La Guinée appartient à tous les fils et toutes les filles du pays, sans aucune distinction. Si on faillit à cette règle, on trahi la nation guinéenne et on détruit la Guinée, parce que personne n’acceptera l’injustice (sic)».

Bhoye Barry Kindia, envoyé pour guinee7.com

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