Antonio Souaré, président Féguifoot

Le 28 février 2017, s’ouvrait une nouvelle page du football guinéen. Antonio Souaré et son équipe ont pris en charge les destinées de la fédération guinéenne de football, après une période de troubles, qui s’est matérialisée par des attaques via les médias entre l’équipe entrante et l’ancien président Salifou Camara SuperV. Promesse a été faite à l’époque d’en finir avec les ‘’mauvaises pratiques’’. Une année plus tard où en sommes-nous avec ‘’le changement’’ ?

Le 28 février dernier, cela faisait un an jour pour jour que Antonio Souaré et son équipe prenait en charge les destinées du football guinéen. Guinee7.com a pris le soin d’observer les actes posés durant ces 24 derniers mois, afin de permettre à ces lecteurs d’en tirer une conclusion.

L’administration

Sur le plan administratif, que retenir ? A part le fait que le premier acte a été de faire la chasse aux sorcières. Un audit suivi de près par Guinee7.com, qui a été réalisé de façon assez bancale, arrosé par une vidéo qui en dit long sur la volonté de l’actuel président de l’instance dirigeante du football guinéen d’en finir avec son prédécesseur et ensuite le secrétaire général de ce dernier qui lui avait pourtant fait allégeance. A la place de ce dernier, un secrétaire général qui sait tout sauf les rouages du football sur le plan local et continental, c’est en tout cas le sentiment des spécialistes du secteur.

Les compétitions

La première année de l’équipe d’Antonio Souaré a enregistré la participation de la Guinée à un certain nombre de compétitions sur le continent et à l’international.

A la Can U17, si le Syli cadet a pris part à la compétition, il faut noter qu’il n’a fait que reprendre les performances de 2015, en terminant à la troisième place. A la coupe du monde de la même catégorie, comme en 2015, élimination au premier tour.

La qualification au Mondial U20 a été obtenue bien avant l’installation de la nouvelle équipe. Toutefois la participation à cette compétition a été aussi médiocre que l’on ne pouvait s’y attendre : élimination au premier tour.

C’est l’une des plus décevantes éliminations du syli national. Six matches, cinq défaites et un match nul. Dont deux défaites historiques à Conakry, l’une contre la RDC et l’autre contre la Tunisie. Il s’agit là des statistiques des éliminatoires du mondial 2018.

Le Championnat d’Afrique des nations 2018 est une autre déception. Alors que l’objectif était de remporter la compétition, le Syli local est rentré plutôt que prévu à la maison. Eliminé au premier tour de la compétition, l’équipe de Lappé n’a pas convaincu.

Le dossier Lappé     

Lappé Bangoura a dirigé nous rappelle-t-on, le dernier match du Syli contre le Swaziland, ce match s’est soldé par une défaite, il était engagé alors par le Comité de Normalisation. Cela n’a pas empêché sa reconduction à la tête des deux sylis (A et A’), malgré l’élimination aux éliminatoires du mondial. Son maintien répétitif a agacé les supporters guinéens, mais rien à faire, il est maintenu, jusqu’au moment où pour rien au monde, il ne pouvait être maintenu, c’est-à-dire après le CHAN.

La défaillance marketing

Première incompréhension, le dossier sur l’équipementier des équipes nationales. Depuis un an maintenant, aucun équipementier sportif pour les équipes guinéennes. Les professionnels du secteur déplorent depuis plusieurs mois cet état de fait et ne comprennent pas qu’on continue à acheter des maillots pour le syli national et toutes ses catégories inférieures.

La deuxième histoire à dormir débout, concerne le sponsoring entre la FEGUIFFOT et la société Orange Guinée. Pour toutes les catégories du Syli et la coupe nationale organisée par la fédération, la société de téléphonie n’a payé que sept (7) milliards de FG. Rappel : Rio Tinto et Nimba Mining ont déboursé neuf (9) milliards les années antérieures pour le sponsoring du championnat de ligue 1, nous explique un spécialiste.

Visibilité

Notre football a quand même connu une diplomatie sportive intéressante. A savoir, l’organisation à Conakry du Séminaire Forward, les visites de Fatma Samoura (secrétaire général FIFA) et d’Ahmad Ahmad (président de la FIFA). Mais aussi l’intégration dans certaines structures des instances africaines et mondiales du football.

Infrastructures

Sur le plan des infrastructures, le centre technique de Nongo est délabré et sa réhabilitation reste aujourd’hui une nécessité et pour les équipes qui le pratiquent et pour les formateurs, notamment la direction technique nationale.

Aziz Sylla pour guinee7.com

 

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