« Aucun chiffre d’affaires ne peut équivaloir l’espoir », voici une affirmation de l’initiateur du grand festival de Fria (Fristival), Macka Traoré, qui, en compagnie de ses partenaires et des autorités de la préfecture, a animé, ce lundi 25 décembre, dans les locaux de la mairie de Fria, une conférence de presse, pour le lancement de la deuxième édition du « Fristival ».

Ce festival, ouvert depuis le 22 décembre, par une foire et des séances de formation, va se poursuivre à partir de ce lundi soir, avec des concerts au cours desquels plusieurs artistes guinéens et internationaux se succèderont sur scène, pour d’une part divertir la population, et de l’autre renforcer le tissu social.

Ayant redonné de l’espoir aux populations de la localité, le Fristival qui est désormais devenu le rendez-vous adulé des ressortissants de la préfecture et d’autres Guinéens, est beaucoup salué par les autorités de la ville, qui ne ménagent aucun effort pour sa pleine réussite, d’où la présence à cette conférence de presse du maire, Amara Traoré, qui n’a pas tari d’éloges, et de l’Honorable Sidiki Cissé, qui a d’ailleurs lancé officiellement le Fristival de cette année.

Pour sa part, le maire a déclaré au nom de toute la population de Fria: « Cette activité de fin d’année que vous venez reprendre, pour mettre à l’aise cette population et l’aider à oublier les temps de tristesse, de crise, nous va tout droit au cœur, car cette deuxième est un rêve réalisé par certains, la première  a été une réussite, à tel point que certains se demandaient est-ce que cela allait se reprendre ? Dieu merci, nous y voilà encore, dans la même force, dans la même ferveur. Je ne saurais terminer mon discours sans remercier tous les partenaires et le gouvernement qui n’a pas lésiné sur les moyens, pour que Fria puisse se relever. »

Initiateur de cet évènement, Macka Traoré, a cité les impacts que ce festival a eus sur la ville de Fria ; à savoir culturellement, économiquement et socialement,  toutes choses qui le rendent très fier, quand on sait la crise que la préfecture a traversée depuis la fermeture de son usine d’alumine. Pour l’impact social, il dira : « Ce qui est extraordinaire, l’impact social qui le festival aujourd’hui apporte à la ville. La ville de Fria est une ville meurtrie. Avant, on n’avait le choix qu’entre l’or et l’or, ce qui veut dire qu’il n’y avait pas de galère, les gens vivaient bien. Une usine qui s’arrête, il n’y a plus rien, cela veut dire qu’ils ont perdu l’espoir, le festival a apporté de l’espoir. Aujourd’hui, le jeune de Fria qui est à Paris, qui ne pouvait même pas appeler son parent, cherche un billet pour venir à Fria, parce qu’il y a un évènement qui lui donne sa dignité, qui lui redonne sa fierté ; donc pour nous, c’est énorme ».

Il a également souligné que sur le plan économique, le festival permettait aux artisans et autres marchands de vendre plus que d’habitude, et de faire « un plus grand chiffre d’affaires ».

D’autre part, l’organisateur n’a pas oublié de rappeler les difficultés de la première édition, tout en remerciant tous ceux qui y avaient contribué, et il a également remercié les partenaires de cette deuxième édition, notamment, Orange Guinée, La Muse, la Direction nationale des impôts, pour tout ce qu’ils font pour que la réussite du Fristival.

Cette nuit déjà, les populations de Fria s’apprête à vibrer au rythme de l’un des plus grands festivals de la Guinée et ce, jusqu’au 29 décembre, qui verra sa clôture.

Abdou Lory Sylla depuis Fria pour Guinee7.com

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